Le “TOP FIVE” des méditations “Reconfinement”

Journal de bord – Reconfinement J+6

“Cher Journal,
Ça y est, c’est reparti, on est reconfinés depuis presque une semaine. Enfin reconfinés n’est pas le terme exacte parce que concrètement cela ne ressemble pas à la première fois…

Les enfants vont à l’école (OUFFFFF !), les gens vont travailler, les grandes surfaces sont ouvertes (et même GIFI, ACTION, mon caviste, Nocibé ??? Mais pourquoi ??) mais pas les coiffeurs et les librairies ! On marche sur la tête.

On peut sortir promener son chien, prendre l’air, faire des courses, amener ses enfants à l’école, aller chercher un McDo ou KFC… Et internet fonctionne encore moins bien !

Mais en même temps on nous répète qu’on a juste le droit de travailler et de rentrer chez soi. J’ai l’impression d’avoir de nouveau 16 ans et d’être punie par mes parents. Sauf qu’à l’époque, je savais pourquoi j’étais privée de sortie !

BFM & Co n’a pas changé sa ligne éditoriale. Au programme : angoisse, scénarios catastrophes, on va tous crever. Et maintenant on parle de couvre-feu sur le confinement (WTF ?)

Là-dessus, les fanatiques psychopathes ont remis le couvert et nos enfants ont fait une rentrée des classes extraordinaire : Crise sanitaire et vigipirate !

Moi je ne comprends plus grand chose.
Ni l’incohérence des bien-pensants, ni la folie des bien-croyants, ni pourquoi la peur est devenu le mot d’ordre.

Le monde devient fou.”


Bon vous l’avez compris, c’est à peine caricaturé !

Alors que faire ?

D’abord, ce qui est salvateur c’est de se recentrer sur soi ! Oui parce qu’il ne faut pas s’attendre à des changements extérieurs sans changements intérieurs. Ce que nous vivons est hyper anxiogène à bien des titres. L’être humain est capable d’endurer un gros stress mais lorsque celui-ci est en one shot ! Pas de manière continu, et là, ça dure.

Que pouvons-nous changer en nous qui aurait une répercussion sur le monde ? Notre ÉTAT d’ESPRIT ! Notre vibration, nos intentions…

Si j’ai peur et que je vibre la peur, celle-ci se répandra comme une onde de choc… Nous ne souffrons pas aujourd’hui d’une épidémie de COVID mais bien d’une épidémie de peur, qui fait tout autant de dégât et de mort. À nous de changer cela. Ne comptez sur personne d’autres que vous pour vous rassurer.

Il ne s’agit pas d’être dans le déni du contexte mondial dans lequel nous vivons. Il n’est pas possible de dire à tous ceux qui n’ont pas le droit de “gagner leur vie” et qui croulent sous les charges et les taxes de ne pas s’inquiéter. Mais il s’agit de retrouver en nous cet espace de paix, de sécurité et de confiance. Cet espace de créativité et de ressources qui nous permettra de tenir le coup.

Cessons d’alimenter cet égrégore de peur et de violence qui grandit malheureusement de jour en jour. Au programme bien-sûr : MÉDITATION !

Voilà le TOP FIVE du reconfinement :

#1 Méditation pour cultiver la patience

Bon, nous n’avons guère le choix (sauf si on se sent capable de faire une révolution) il nous faut patienter ! La patience n’est pas du fatalisme, il s’agit d’un choix. C’est ça ou le pétage de plomb en même temps …

#2 Méditation pour calmer l’agacement

On sent qu’on est à deux doigts de cracher sur l’agent de sécurité qui nous réprimande parce que notre masque est mal mis ? On respire bien fort, on sourit et on colle ses écouteurs..


#3 Méditation pour faire face à ses peurs

On panique, on psychote, on ne dort plus ? On affronte la situation et on va voir ce qui nous terrifie. On entame un petit dialogue avec soi pour faire le point et trouver des solutions. Et surtout, on y met beaucoup d’amour et de bienveillance !

#4 Méditation ressource : l’acceptation

Hors de question d’être fataliste. L’acceptation ne concerne que ce qui ne dépend pas de nous. Il est question d’apprendre à faire la différence. Lorsque véritablement les choses nous échappent, il est important de ne pas perdre d’énergie. Celle-ci est trop précieuse pour être gâchée, utilisons-la plutôt pour notre créativité !

#5 Méditation pour prendre un bol d’air

On n’oublie pas de s’aérer l’esprit et de tout lâcher un moment. Prenez l’air !

Prenez du temps pour vous, restez en contact avec les vôtres, soyez bienveillant…
Ça passera… comme toujours…

WEEK-END découverte de la Wicca


Atelier Wicca – les 19 & 20 Septembre 2020

Venez découvrir la ⭐️ WICCA ⭐️ et vous initier aux arts anciens de la MAGIE blanche en profitant des énergies de l’équinoxe du Printemps.
Lors de ces deux jours en immersion total dans un gîte en pleine nature près de Lyon les 19 et 20 septembre 2020, vous découvrirez la philosophie WICCA et une bonne partie de ce qui l’entoure et la compose.

En petit groupe de MAXIMUM 12 femmes – Places limitées !

MAJ au 24.08.20 : De nouvelles places sont disponibles


Au programme sur les deux jours

✨Accueil et présentation des participantes;
✨La philosophie de la WICCA, les règles;
✨Créer son espace sacré;
✨Connaître les outils, leur consécration;
✨Le Grimoire et ses essentiels
✨Création d’un rituel;
✨La sorcière et ses outils;
✨La clairvoyance;
✨Le clairessenti;
✨Le magnétisme (les soins énergétiques);
✨Méditations guidées.
✨ Place à la pratique : Rituel que nous aurons créé ensemble.



TARIF DU WEEK END COMPLET : 200 €
⚠️ Ce tarif ne comprend pas les repas et l’hébergement.
Possibilité de règlement en plusieurs fois.

LIEU : Gîte des deux Chênes – Bessenay
(http://www.gitedes2chenes.fr/)
Il est encore possible de réserver pour dormir sur place.

REPAS : Pensez à vos petits paniers repas. Cuisine sur place.

A PREVOIR :
Tenue confortable pour les méditations;
Petit coussin et plaid au cas où;
De quoi prendre des notes;
Vos grigris, pierres, cartes, oracles et objets fétiches si vous en avez…

⚠️⚠️
En raison de l’épidémie de COVID, il me semblait important de préciser que toutes les mesures sanitaires nécessaires seront respectées.


Pour réserver, merci de me contacter par mail 🌿
Pascale Picavet
psy@pascalepicavet.fr

Le “TOP TEN” des méditations à faire maintenant

Journal de bord – Confinement J + 15 :

“Cher journal,
Voilà près de 15 jours (et 5 kg) que nous sommes confinés à la maison. Le monde vit un désastre sanitaire, et pour une fois, ça se passe aussi du côté de chez nous. C’est vrai d’habitude c’est loin, il suffit d’éteindre la télé pour l’oublier ou de faire un tour sur Facebook pour se changer les idées… Mais pas là. C’est tout proche, sous notre nez, dans nos poumons…


Au départ, nous étions heureux d’être obligés de rester à la maison, rassurés que les enfants n’aillent plus à l’école et qu’ils restent au chaud en sécurité… Mais maintenant on aimerait bien les vendre
(et ça me fait culpabiliser).

“Au chaud”… c’est ballot justement, il commence à faire super beau dehors, c’est le printemps et c’est devenu vite vachement moins sympa d’être bloqués à la maison… enfin à l’appartement – parce que quand on a choisit l’appart on était “super content de vivre en plein centre ville, tu comprends, on aime ça nous, y’a pas de terrasse ? C’est pas grave, on ira se promener”… Oui mais pas là !


Enfin bon, confinement et télétravail = grasse mat’ pour tout le monde, et ça, on en avait tous bien besoin… Sauf qu’avec l’école à la maison, on s’est vite rendu compte qu’il fallait qu’on se lève deux heures plus tôt que d’habitude pour abattre la charge de travail que donne les profs… J’ai arrêté de râler à la deuxième ramette de papier et au bout de la 3e cartouche d’encre… Il y a un moment, il faut lâcher-prise.


Journal, je ne parle même pas des crises d’angoisse après avoir regarder BFM pendant 24h, ou encore les migraines en réfléchissant aux théories complotistes qui trainent sur les réseaux sociaux. Je ne sais toujours pas si le Covid a été lancé par les Extra-Terrestres ou par les fabricants de PQ, j’ai décidé de lâcher sur ça aussi…

Bref, on se regarde bizarrement quand on tousse, on a tous pris notre température dix fois, on a dû expliqué à notre dernière de 11 ans que “non, nous n’allions pas tous mourir et que non, ce n’était pas la fin du monde”…


Heureusement internet fonctionne encore normalement. Enfin, je ne sais pas si c’est une bonne chose parce que j’ai pris 5kg en grignotant devant Netflix…


Ça m’évite de trop réfléchir parce que finalement, j’ai peur. Peur du virus, de perdre mes proches, des conséquences de la crise, mais surtout peur que nous ne tirions aucune leçon de tout ça et que la vie reprenne son cours.”
Ceci est une fiction (mais quand même vachement inspirée de faits réels).

Option dépression ou transformation ?


Bon, vous l’avez compris, on est tous passé par une de ces phases là ! On n’a pas vraiment le choix parce que notre mental s’inspire des situations difficiles comme celle à laquelle nous sommes confrontés pour créer des scénarios catastrophes dignes d’Hollywood.
Alors puisqu’on ne peut pas aller à l’extérieur, allons à l’intérieur… En même temps c’est salvateur ;). Allez, on y va c’est par là >>>

#1. Méditation pour retrouver son calme intérieur

On éteint la télé, on sort de Facebook, on va chercher en soi un espace de paix dans lequel toutes les informations anxiogènes qui nous polluent nous laissent tranquille un moment. Il ne s’agit pas d’être dans le déni mais de savoir s’accorder un peu de répit, et au passage de recharger ses batteries en énergie positive.

#2. COURTE MÉDITATION DU MATIN

On positive sa journée ! Qu’on soit obligé de sortir affronter le monde pour sauver des vies ou d’affronter Pronote pour les devoirs des enfants, on a besoin de positif ! Alors on commence sa journée avec une petite méditation qui va bien.

#3.Méditation Body scan

On en profite pour se reconnecter à son corps. Le bodyscan nous permet de replacer notre mental où se trouve notre corps. Donc on réalise qu’on est là, tranquille à la maison, en sécurité et pas dans un des pires films catastrophes de fin du monde en train de chercher de la nourriture pour survivre, ok ?

#4. Méditation de l’arbre

Qui résiste aux tempêtes et aux aléas des saisons ? L’arbre. On s’enracine pour faire face aux tempêtes émotionnelles que suscitent ce que nous vivons en ce moment. On s’ancre pour devenir aussi imperturbable qu’un arbre…

#5. Méditation pour faire face à ses peurs

Elles sont là, elles profitent de la situation pour nous faire ruminer, alors on les affronte pour les faire fuir. La méditation pour faire face à ses peurs vous permettra de les appréhender dans un cadre hyper sécurisant. C’est le moment de leur dire bye-bye !

#6. Méditation anti-stress

Et enfin on émousse la charge émotionnelle que génère cette situation….

#7- Méditation d’urgence pour maman (anti pétage de plomb)

Je sais, je sais… Ce n’est pas juste pour les papas – mais que voulez-vous ? J’écris mes méditations en fonction de ce que je vis moi 😉
Promis, un jour je me colle sur la vie côté “papa”.

#8. Méditation pour une nuit apaisée

Parce que le sommeil sera toujours le plus important et que cela nous permet d’affronter beaucoup mieux toutes les situations.

#9. Méditation de la bienveillance

On en a tous vraiment besoin. C’est de le moment de s’en donner et d’en donner à tous ceux qui se battent tous les jours pour nous sortir de là et nous protéger.

#10. Méditation de la gratitude

Et enfin, on relativise. Même si c’est très dur, il y a des beautés cachées dans ce que nous vivons en ce moment. Aidons-nous de cette méditation pour les trouver…

BONUS BONUS BONUS

#11. Méditation pour faire la sieste

Rien de tel qu’une bonne petite sieste pour se rebooster ! Avec cette méditation spéciale confinement, vous rechargerez vos batteries pour le reste de la journée 😉

#StayHome #BeSafe

Et surtout, n’oubliez pas de rester bien au chaud à la maison si vous le pouvez et de respecter les gestes barrières. Il est important que nous jouions tous le jeu pour soulager le personnel soignant et sortir au plus vite de cette situation dramatique.
Prenez grand soin de vous et des vôtres !

Atelier Psychosymbolique & Transgénérationnel

Atelier sur Capestang, le dimanche 15 mars 2020.

Lors d’une journée d’atelier en petit groupe, je vous invite à découvrir ce qui vous a été transmis par vos parents (et/ou votre lignée familiale) grâce aux arcanes majeures du Tarot de Marseille et à la psychologie transgénérationnelle.


Libérez-vous de votre projet parental pour découvrir votre projet personnel !


Au programme :


✨Découvrir la psychosymbolique au travers des arcanes du Tarot de Marseille;
✨Comprendre votre projet parental et le poids du transgénérationnel sur votre existence ainsi que l’injonction parentale caché dans votre prénom;
✨Découvrir les outils à votre disposition pour aller vers votre projet personnel.

INFORMATIONS :

(MAJ au 26.02.20 : plus que deux places)


🌳 Places : 6 personnes maximum
🌳 Date : le dimanche 15 mars à 10h
🌳 Tarif : 80 € par personne (possibilité de payer en deux fois).
🌳 Lieu : Capestang (34)
🌳 Réservation : Contactez-moi par mail.
🌳 Repas du midi : à partager en commun, chacun apporte un mets de son choix.
🌳 Participation : un minimum de trois personnes est nécessaire au maintien de l’atelier.

“Est-ce que je suis normal(e) ?

On s’est tous posé cette question un jour ou un autre !

Alors on regarde autour de soi, on se compare aux autres, on est soulagé (ou pas) en discutant avec les copines, mais on n’arrive jamais à être vraiment rassuré quand il s’agit de choses que l’on n’ose pas partager avec les autres…


La normalité c’est quoi ?


Il est bien difficile de donner une définition de la normalité. Parler de normalité, c’est faire référence à une norme, elle-même faisant loi et foi ! La norme, c’est ce qui désigne quelque chose d’habituel. Définir la normalité en psychologie, c’est aussi l’opposer à la pathologie et aux comportements pathologiques.

Une fois de plus, il y a plusieurs définition de la normalité en fonction de l’approche que l’on en a.

La normalité sociale :


Chaque société a ses propres « normes » en matière de comportement. Cela délimite ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas. La normalité sociale fait donc référence aux règles éthiques, sociales, culturelles d’une société donnée.

Est donc considéré comme normal l’individu qui s’adapte à son environnement et aux situations et anormal un individu au comportement qui s’écarte de tout ce qui est « standard ». Cette définition revient à standardiser l’être humain. Il suffirait donc d’être bien adapté socialement pour être considéré comme « normal ». Or les psychopathes sont en général très bien adaptés à leur environnement.



Prenons l’exemple de Ted Bundy (1946-1989 , tueur en série américain des années soixante-dix). Décrit comme un bel homme, aimable et empathique, il a été diplômé en psychologie, a travaillé dans un centre pour suicidaires à Seattle et a participé à la campagne présidentielle de Nelson Rockefeller. Bonne intégration donc dans les institutions sociales : universitaire, professionnelle et politique. Il a également fréquenté Ann Rule (ancienne policière et romancière sur les tueurs en série) lorsqu’il travaillé à Seattle, et celle-ci n’a jamais trouvé le comportement de Bundy anormal. C’est pourtant l’un des psychopathes les plus connus de notre temps avec enlèvements, viols, meurtres et actes de nécrophilie sur plus de trente victimes.

“Salut, je m’appelle Teddy, vous voulez un cookie ?”


La normalité sociale peut donc masquer certaines personnalités et comportements. Elle prend le risque de faire passer des attitudes passives de soumission silencieuse (ou l’inverse, comme dans le cas de Ted Bundy) comme adaptées alors qu’elles peuvent cacher de réelles pathologies.

D’après Marianne RONVAUX (psychanalyste française), «les individus qui miment le mieux la normalité sont les schizophrènes » et pourtant, ils s’inspirent une vraie crainte à la population du fait de l’image qu’en ont relayé les médias.

Selon BERGERET (médecin et psychanalyste français), « si la normalité devient relative à un idéal collectif, on ne connaît que trop bien les risques courus, même par des majorités, dès qu’elles se trouvent réduites au silence par ceux qui se croient ou s’adjugent la vocation de défendre par la force ledit idéal. »

Comme le dit Edouard ZARIFIAN (1941-2007), psychiatre et psychothérapeute français : « Mais où est donc l’étalon référence ? Il n’existe pas de norme en soi mais seulement un consensus du groupe culturel sur ce qui est un comportement normal et ce qui est un comportement déviant ».

La définition est relative à l’époque et au lieu …


Cette approche est plus que variable. Puisque la « norme » se réfère à des critères socioculturels donnés, elle dépend de la société et de l’époque à laquelle elle a été établie.

Prenons l’exemple de la masturbation :

Au XVIII et au XIXes siècles, de nombreux médecins et sexologues considéraient l’autoérotisme comme un comportement anormal, une pathologie. A la fin du XXe siècle, les scientifiques ont affirmé que la masturbation était un comportement biologique normal, relevant du «comportement érotique». En stimulant ses zones érogènes, l’individu stimule le centre de récompense-renforcement du cerveau et accède au plaisir.

Un truc qui pouvait vous faire finir sur le bûcher quoi ! Bon, on est d’accord, on sait aujourd’hui que la masturbation c’est “normal” mais on évite dans la file d’attente du supermarché 😉



La normalité statistique :


La normalité statistique est une référence à la normalité sociale puisque la norme définie est la même. Les goûts, les croyances, les comportements ne sont normaux que s’ils sont partagés par la majorité de la population donnée.

La norme devient la majorité.
Les individus normaux sont les individus dans la moyenne.
Les individus déviant légèrement peuvent être considérés comme marginaux ; ceux qui s’en écartent réellement peuvent être des individus pathologiques.

Le risque de cette approche : c’est la fausseté des résultats.

Un phénomène peut être fréquent ET pathologique (comme mettre des chaussettes avec des claquettes par exemple- bon ok ce n’est pas pathologique mais c’est vraiment très laid ! ) . Il est difficile de faire des statistiques sans marge d’erreur sur les comportements humains.

Pour résumer, la normalité définie par les sociétés et les époques auxquelles elle a été définie est subjective et variable, empreinte de moralité et très souvent d’idéaux religieux mais rarement, voire jamais, de fondements scientifiques.

Finalement, cet idéal peut engendrer des pathologies.

Dans son livre «Plaidoyer pour une certaine anormalité», la psychanalyste anglaise Joyce MCDOUGALL reprend la notion de « faux-self » de Donald WINNICOTT  (1896-1971 – Pédiatre, psychanalyste et psychiatre anglais).

Le « faux-self » est toute la façade de personnalité que développe un individu pour répondre aux contraintes exercées sur lui. Il met en avant tous les comportements sociaux qu’on attend de lui, ce qui le protège des angoisses et des agressions. Joyce MCDOUGALL présente la notion de NORMOPATHIE : c’est une rigidité psychique qui dissimule un chaos intérieur. L’individu est hyperadapté, il réprime ses élans et ses émotions de crainte d’être aspiré par un torrent pulsionnel et irrépressible.

De la morale à la psychologie :


La normalité fonctionnelle : la normalité représente alors l’épanouissement psychologique et le fonctionnement optimal des composantes d’un individu. Elle se fonde alors sur les caractéristiques psychologiques qui lui sont propres.

En psychologie clinique, la notion de normalité prend également en compte l’individu dans sa globalité : son contexte socioculturel, son histoire, sa famille… Il est essentiel de comprendre la personnalité et de mettre à jour sa structure. L’état normal est celui approprié à un individu donné avec ses caractéristiques et ses buts. Il y a pathologie lorsque apparaît une diminution des capacités d’adaptation et de création.


 « l’individu est à lui-même sa propre norme ».

Henri Wallon


La nosographie (science des classifications des maladies) propose la définition suivante des troubles mentaux dans le DSM-IV :

« Syndrome psychologique ou comportemental significatif sur le plan clinique qui survient chez un individu et qui est associé à une véritable douleur (ex: symptômes douloureux), à une incapacité (ex: détérioration d’une ou plusieurs zones importantes de fonctionnement) ou au risque accru de connaître la douleur, l’inaptitude, une perte importante de liberté ou la mort. »

Il est finalement plus simple de donner une définition à un comportement pathologique qu’au terme de normalité !

David BUSS (professeur en psychologie à l’Université du Texas) propose une définition intéressante selon trois critères :

– L’inconfort. C’est ce qu’exprime la personne verbalement, l’état de souffrance qu’elle vit et sa détresse personnelle.

– La bizarrerie. Décrite par l’entourage. Les déviations par rapport aux standards acceptés de comportement : comportement exceptionnel, extrême, inhabituel et persistant dans le temps.

– L’inefficacité. Qui est la conséquence des troubles, mentionnée par l’individu et son entourage. L’incapacité d’un individu à faire certaines choses que ses compétences et ces capacités rendraient possibles.

Pour résumer la normalité en tant que référence à une norme N’EXISTE PAS, car la norme n’existe pas. Pour reprendre les mots de Marianne RONVAUX :

«La normalité n’existe pas. Au risque de choquer, une personne normale est une personne normalement névrosée (…) Disons que c’est être capable de se soucier des autres tout en sachant s’occuper de soi, c’est être capable de supporter les changements, même déstabilisants, sans s’effondrer, parvenir à canaliser ses pulsions sans trop de frustration. Mais il est normal aussi de peiner à y parvenir. »

Bon, vous êtes rassurés ?

Carl Gustav JUNG

Le XIXe siècle est sans conteste le tournant de l’Histoire de la Santé mentale grâce aux théories de Sigmund Freud. En revanche, on connaît beaucoup moins bien en France les travaux de son disciple (puis rival) Carl JUNG. Pourtant, ce personnage haut en couleur était un génie !

Donc si cela vous intrigue, vous trouverez ici quelques informations biographiques sur le père de la psychologie analytique.

L’enfance


Carl Gustav JUNG est né le 26 juillet 1875 en Suisse, d’un père pasteur et d’une mère passionnée par l’occultisme. D’abord très proche de son père avec lequel il partage les joies de la nature et de la lecture, il se rapproche finalement de sa mère qui l’effraie et le fascine à la fois par sa personnalité qu’il qualifiera de double.

Celle-ci a une santé fragile (dépression) qui inquiète fortement Jung et qui la contraint à se reposer plusieurs mois dans un hôpital de Bâle. Dans une atmosphère familiale particulière, il mène une enfance solitaire (sa sœur cadette a neuf ans de moins que lui) durant laquelle il s’adonne pendant des heures à l’étude des pierres, aux escapades dans la forêt, il s’invente des jeux aux allures de rituels secrets…

Jung est un enfant à la santé fragile (eczéma, syncopes qu’il analysera comme des somatisations…) curieux, rêveur, probablement surdoué qui très tôt, s’interroge sur les mystères de la vie, des religions, de l’inconscient… Plus tard, il analysera ses souvenirs et les rêves de son enfance et cela lui permettra de poser les premières pierres de ses travaux.

Après une scolarité réussie même si Jung n’aime pas l’école (et surtout ses camarades de collège), il se décide à devenir médecin comme son grand-père dont il porte le nom, vedette de la faculté de médecine de Bâle où Jung commencera ses études (lien transgénérationnel ?). Il sera bouleversé par ses lectures (Goethe, Schopenhauer, Nietzsche…) et par les expériences « surnaturelles » auxquelles il assistera avec sa mère et sa cousine Hélène (spiritisme entre autres) ce qui le convainc très vite que l’âme humaine demeure un mystère bien plus fascinant que l’anatomie et la médecine interne. Il se tourne alors vers la psychiatrie et rentre en 1900 à la clinique du Burghölizli dirigée par le professeur Eugen BLEULER à Zurich.

la rencontre décisive


Ce dernier est un précurseur qui croit en l’écoute et au respect des patients, inspiré par Philippe PINEL, Auguste FOREL, Jean-Martin CHARCOT, Pierre JANET… Ensemble Bleuler et Jung travaillent sur la schizophrénie et Jung publie en 1906 « Psychologie de la démence précoce » qui attire l’attention d’un célèbre médecin admiré par l’auteur : Sigmund FREUD.

Sigmund Freud 1856 – 1936

Après avoir correspondu longuement, Freud et Jung se rencontre en 1907 et ne se quitteront plus jusqu’en 1912, date à laquelle leurs divergences théoriques les séparent.

Ils vivent une relation très passionnelle : Freud voit en Jung un successeur, pouvant promouvoir la psychanalyse en dehors du cercle juif, il devient son mentor. Ils enchaînent ensemble les congrès, les séminaires et les voyages (Amsterdam en 1907, Salzbourg en 1908, les Etats-Unis en 1909) même si des dissonances se font déjà sentir.


Jung va émettre très rapidement des réserves sur la prédominance de la sexualité dans les théories de Freud, et ce dernier s’inquiète du goût de Jung pour l’irrationnel. Ils s’éloignent progressivement.

LA rupture


En 1912, Jung définit le concept d’inconscient collectif, leur vision de l’inconscient est incompatible, c’est la rupture. Jung rentre alors dans une période très sombre (1913-1917) durant laquelle il va écouter ses fantasmes et ses rêves, les analyser, tenter de les coucher sur papier, de les comprendre pour mieux les tenir à distances.

Cette expérience d’introspection douloureuse lui fit craindre la folie mais lui donna une connaissance unique de la psyché humaine : en naquit « le livre rouge », recueil de ses images chaotiques et de leurs analyses, qui ne sera jamais publié de son vivant.


On imagine facilement que cette rupture avec Freud a été terrible pour Jung qui perdait sans doute une figure paternelle en plus d’un mentor. Mais cette période trouble marque le début de son individuation et lui permet d’aller à la rencontre de lui-même.

S’en suivront diverses périodes prolifiques, Jung est sollicité de toute part pour faire découvrir son travail, il voyage durant des mois pour étudier les mœurs des populations primitives (Amérique, Afrique, Indes, Palestine…), il se passionne pour l’ethnologie, les civilisations anciennes et les mythes qui le mèneront progressivement à définir ses grandes théories : l’inconscient collectif, les images archétypiques, l’anima, l’animus…

Jung découvre également la pensée gnostique, le Taoïsme, et enfin l’alchimie qui tout au long de son existence nourriront ses réflexions sur l’âme. Sa carrière est lancée, il partagera son temps entre ses nombreuses rencontres avec des esprits brillants, ses écrits, ses retraites dans sa maison de Bolligen jusqu’à sa mort le 06 juin 1961.

L’homme


Jung semble avoir souffert d’une soif de savoir intarissable ! Très tôt, il s’est posé des questions sur la nature de l’homme, ses actions, ses fonctionnements. De la philosophie à l’alchimie, Jung semble avoir cherché les réponses dans toutes les disciplines envisageables ! Cet homme était définitivement surdoué. Ces capacités intellectuelles (tout comme Freud) semblaient infinies. Il possédait une culture extraordinaire sans laquelle il n’aurait été en mesure de pousser ses réflexions si loin.

Jung confesse dans son autobiographie ” Ma vie” qu’il s’est toujours senti différents des autres et il a visiblement compris très vite qu’il devait se « censurer » pour ne pas être exclu. Il avait conscience qu’il ne pouvait pas aborder tous les sujets, les autres n’ayant pas forcément envie de comprendre ce qui se jouait. On imagine la solitude qu’il a pu ressentir. Cela dit, il chérissait également cette solitude qui lui a permis de poser toutes ces réflexions sur l’homme, la nature, l’univers.

Toutefois, Jung devait être difficile à vivre au quotidien ! Si ce grand homme a réussi à s’harmoniser en ne niant plus ses pulsions et en acceptant son ombre, on comprend en le lisant qu’il avait un rapport aux autres tout à fait particulier. Il le dit d’ailleurs lui-même : « J’ai heurté beaucoup de gens ; car dès que je sentais qu’ils ne me comprenait pas, ils avaient perdu tout intérêt pour moi.(…) Mes malades mis à part, je n’avais pas de patience avec les hommes».

Son mode de vie était également bien particulier. Même s’il ne l’évoque absolument pas dans son autobiographie, sa relation aux femmes n’était pas banale, même plutôt tumultueuse. Il épouse Emma Rauschenbach en février 1903 mais accueille dans son foyer vers 1914 celle qui deviendra sa maitresse officielle Toni Wolff, une jeune femme qu’il a d’abord analysé durant trois ans. Tous trois vivront sous le même toit jusqu’à la mort des deux femmes en 1955 et en 1953. Jung aurait expliqué un jour à ses deux fidèles amies Barbara Hannah et Marie-Louise Von Franz qu’il était primordial pour lui de céder à ces « inclinaisons » pour ne pas « briser l’Eros » de ses quatre filles. Selon lui les frustrations sexuelles du père pouvaient inconsciemment se répercuter sur la vie sexuelle de leur fille… (Barbara Hannah, « Jung, sa vie et son œuvre » 1989).

Je me suis toujours interrogée sur ces capacités que je qualifierais de médiumniques. En effet, il semble doté d’une sensibilité hors du commun lui permettant d’accéder à des informations sur lui-même. Il rapporte des visions, des impressions, des sentiments proches de la clairvoyance. Est-ce parce qu’il aurait atteint un niveau de conscience élevé, accessible à quiconque ou est-il simplement un être extraordinaire ?

Loin de n’être qu’un analyste, je considère Jung comme un sage ! Intelligent, cultivé, sensible, curieux, cet homme a percé les secrets de son inconscient et ce faisant, nous a livré un guide de développement personnel. Il ne s’agit plus uniquement de soigner ses conflits névrotiques mais d’évoluer spirituellement, de s’épanouir en s’individualisant. Est-ce à notre portée à tous ou n’est-ce abordable que par ceux qui partagent ses qualités ? Nous n’aurons la réponse qu’en essayant…

« L’homme à la découverte de son âme » C. Jung. Edition Albin Michel
« Ma vie » C. Jung. Edition Gallimard

« Aïe mes aïeux ! » – Anne Ancelin-Schützenberger


J’avais envie depuis un moment de vous parler d’une de mes spécialisations : la psychogénéalogie. Et comme j’aime particulièrement cela, il y a des chances que je vous en parle plusieurs fois 😉.

Le meilleur moyen de vous parler de psychologie transgénérationnelle est de vous présenter succinctement le fabuleux livre d’Anne Ancelin Schützenberger, mère de la discipline. Ce livre fut une révélation pour moi il y a une quinzaine d’années et pour cause ! Mon histoire transgénérationnelle regorge d’exemples qui auraient pu illustrer le livre.




A travers le décryptage de différents cas cliniques qu’elle a rencontré au cours de sa carrière, Anne Ancelin Schützenberger (AAS) nous présente son modèle théorique de la psychologie transgénérationelle.

Professeur de psychologie à l’université de Nice, psychologue et psychothérapeute, l’auteure s’est formée tout au long de sa carrière, auprès des plus grands noms de la profession : Moreno, Dolto, Rogers, Bateson… Son ouvrage est le fruit de ses propres observations mais également des différents travaux dirigés par ses pairs dans le domaine de la relation d’aide.

Le concept

Forte de son expérience, AAS propose ici une nouvelle discipline qu’elle nomme « psychogénéalogie ». Selon elle, nous serions bien moins libres que nous le croyons : « nous vivons prisonniers d’une invisible toile d’araignée dont nous sommes aussi l’un des maîtres d’œuvre ».

Tout comme nous héritons de nos aïeux d’un don, d’une passion, de caractéristiques physiques, ou encore d’un choix pour une profession, il est également possible d’être porteur de traumatismes, de secrets, ou de conflits non-résolus…

Autrement dit, nous porterions des valises qui ne nous appartiennent pas !

Les observations cliniques

L’auteure fournit pléthore d’exemples de ces « traces » observables. On note des répétions d’événements (tragiques mais parfois heureux) de génération en génération : apparition de maladies, troubles divers sans explications rationnelles, périodes de fragilité qui reviennent chaque année, synchronicités, coïncidences de dates de naissance ou de décès, séparations, accidents, échecs…

Les hypothèses de travail

AAS s’inspire et présente les différentes théories qu’elle regroupe sous le nom de psychogénéalogie. La thérapeute revient sur les travaux de Freud au sujet de « l’inquiétante étrangeté », de Jung et de l’inconscient collectif, de Moreno sur les concepts de « tele » : communication positive ou négative, inconsciente, à distance, entre les personnes, de «co-conscient» et de « co-inconscient familial ». Elle cite également les travaux du groupe de Palo Alto et des thérapies systémiques stratégiques (cf l’article sur l’approche systémique ici)

Les concepts marquants

Loyauté invisible, mythe familiale et comptabilité familiale : Ivan Boszormenyi-Nagy.

La loyauté familiale invisible est intimement liée à celui de justice familiale. Au sein de la famille, chacun entretient une comptabilité subjective de ce qu’il a donné et reçu dans le passé et dans le présent et de ce qu’il donnera et recevra dans le futur. Il y aurait dans chaque famille des règles de loyauté et un système de comptabilité inconscients qui fixent la place et le rôle de chaque membre et ses obligations familiales, notamment vis-à-vis du respect et des convenances. La loyauté est déterminée par l’histoire de la famille, par le type de justice que cette famille pratique et par les mythes familiaux.

AAS parle pour cela du Grand livre des comptes de la famille. Selon elle, l’acquittement des dettes familiales est très souvent transgénérationnel : « Ce que nous avons reçu de nos parents, nous le rendons à nos enfants. ».

La parentification est le retournement de ces valeurs. Lorsque c’est le cas dans une famille, ou lorsque le grand livre des comptes n’est pas tenu correctement, une notion d’injustice, de ressentiment peut alors se transmettre de génération en génération et créer ainsi des effets psychopathologiques.

La névrose de classe : Vincent de Gaulejac.

Il s’agit de l’aspect socio-économique de la loyauté familiale. AAS explique qu’il est difficile pour un enfant de dépasser socialement, ou intellectuellement son parent, aussi on retrouve par exemple des enfants dans l’incapacité de passer leur examen en étant malade, en oubliant de mettre leur réveil le jour j ou encore en ayant un accident la veille. L’inconscient ici barre l’accès à l’ascension sociale par des actes manqués (auto-sabotage) « Inconsciemment, la promotion sociale et intellectuelle risquerait de créer une distance ou une déchirure entre lui et sa famille ».

La crypte et le fantôme : Nicolas Abraham et Maria Török.

Les secrets, les non-dits (l’inavouable, l’indicible), tous les événements que la famille étouffe par honte ou par pudeur, peuvent devenir de véritables fantômes qui viennent hanter ceux qui les détiennent.

N. Abraham et M. Török imaginent en effet qu’un secret ait pu être enfermé par le non-dit dans une crypte de l’inconscient familial et en surgir pour influencer le comportement de leurs patients. Un fantôme est donc une formation de l’inconscient né du secret inavouable d’un autre membre de la famille et qui s’est transmis d’un inconscient à l’autre à travers les générations et explique que les sujets concernés ont conscience d’agir dans certaines situations de manière irrationnelle et contraire à leur volonté mais ne peuvent pas s’en empêcher.

Le syndrome d’anniversaire : Joséphine Hilgard. 

« L’inconscient a bonne mémoire ». On peut constater en retraçant l’histoire personnelle et familiale d’un individu, une série de répétitions (naissance, décès, accidents, apparition de maladie, etc.) à des dates précises ou des âges précis, marquant ainsi la loyauté de génération en génération. « Quelque chose se passe comme si on ne devait pas oublier et qu’on n’avait pas le droit de se le rappeler ».

Il peut s’agir d’une naissance qui rappelle un événement important familial (triste ou gai), ou encore d’un accident de la route qui survient au même âge que son ascendant ou à la même date… Si le phénomène se produit à la même date et au même âge, on parle de « double anniversaire ». AAS pense que les périodes d’anniversaires représentent « des périodes de fragilisation » (physique et psychique) liée au « stress d’anniversaire » et qu’il s’agit d’une forme de fidélité invisible (loyauté familiale).


« L’identité se forge à partir de l’histoire propre de chacun – de son histoire familiale comme de son histoire personnelle, toutes deux liées au contexte historique et qu’il vaut mieux la connaître que la subir passivement »


La méthode d’Anne Ancelin

Pour retracer l’histoire personnelle d’un individu, AAS utilise un outil d’investigation mis au point par Moreno : le génosociogramme. Il s’agit d’un « arbre généalogique commenté » sur sept ou neuf générations, « fait de mémoire, complété des évènements de vies importants (avec leurs dates et leurs liens) et du contexte affectifs (liens sociométriques, marqués par des flèches ou des traits de couleur » et respectant une convention graphique.

Le génosociogramme va ainsi indiquer ce que la famille garde en mémoire. Il permet également de constater la façon dont le sujet perçoit les personnages, leurs rôles et les rapports socio-affectifs qui les unissent.

Les noms et prénoms sont importants, ils donnent des indications géographiques, sociales, culturelles mais ils permettront également à un œil averti de poser des hypothèses de travail en pointant des éléments qui cachés. Hypothèses qui n’auront de valeur que si elles provoquent un déclic affectif chez le sujet.

Les dates sont très importantes car elles permettent de situer le contexte socio-politico-historique de la famille. Les synchronicités, les coïncidences de dates (de naissance, de décès, d’accidents, d’apparition de maladie, etc.) seront mises en évidence ainsi que le dit, le non-dit. Les trous et les oublis ont également leur importance dans le décryptage de l’arbre.

Le génosociogramme permet donc de déterminer le fonctionnement des systèmes en place, de comprendre les règles tacites de la famille. En le faisant et en parlant de sa vie, le sujet se situe dans « une perspective transgénérationnelle ». Il part à la recherche de ses racines et de son identité. Il s’agit ici d’un formidable outil de connaissance de soi, de sa famille et des répétitions familiales invisibles. En faisant face «aux obligations et à la culpabilité devant les dettes émotionnelles impayés », l’individu peut ainsi trouver sa place, et faire des projets de vie personnels.

Exemple de génosociogramme

Quid du moyen de transmission ?

Comment la transmission transgénérationnelle est-elle possible? Prudente, la thérapeute reconnaît que pour l’instant, rien ne permet de comprendre le phénomène. Elle ne s’explique pas non plus comment une parole thérapeutique par la prise de conscience permet au patient de sortir du schéma voire de guérir de ses troubles. Elle pense néanmoins que « les progrès de sciences interdisciplinaires touchant à la fois aux sciences humaines, la biologie, la physique quantique, l’éthologie animal et humaine, ainsi que l’étude de nouveaux neurotransmetteurs permettront de mieux cerner ces transmissions » tant entre individus qu’entre générations.

Pour aller plus loin

– “Aïe, mes aïeux” ,
– “Psychogénéalogie : Guérir les blessures familiales et se retrouver soi”,
– “Ces enfants malades de leurs parents”,
– “Exercices pratiques de psychogénéalogie : Pour découvrir ses secrets de famille, être fidèle aux ancêtres, choisir sa propre vie”.

L’approche Systémique

Quèsaco ?

Il s’agit de concevoir la famille, l’environnement social ou encore professionnel comme un système dans lequel chaque individu interagit avec les autres. Aussi, tout comportement a une valeur communicative.

L’individu, influencé par ses intentions, celles des autres, et par les possibilités que lui offrent le ou les systèmes auxquels il appartient, ne peut être considéré en dehors de son contexte.

Pour faire simple, on ne peut comprendre un individu qu’en prenant en compte (et en analysant) le contexte dans lequel il évolue parce que ce dernier a forcément une influence sur son comportement.

L’approche systématique va s’attacher à comprendre les frontières de chacun des systèmes, leurs règles de vie mais surtout, leur système de communication. Elle prendra également en compte les valeurs, les émotions et les comportements véhiculés par la famille de l’individu depuis plusieurs générations et qu’il transporte de fait avec lui.

Partant du principe qu’un système tend le plus possible vers un équilibre, l’apparition de symptôme chez l’un des individus témoignerait d’une interaction entre des forces assurant la cohésion du système et d’autres forces visant à modifier son fonctionnement : un dysfonctionnement communicationnel plus ou moins grave au sein du système, dont les membres n’ont pas nécessairement conscience.

Aussi, le symptôme n’aurait de sens et de fonction que DANS le système (théorie des systèmes), et pourrait être considéré comme un mécanisme homéostatique dont la fonction serait de ramener le système, perturbé, à son état d’équilibre initial : le symptôme témoigne de la difficulté du système à maintenir son équilibre (Don D. Jackson).


“C’est le problème du système qui crée le symptôme individuel.”


 

élargir le champs des possibles

La thérapie systémique est particulièrement mise en œuvre dans les thérapies familiales ou les thérapies de couples.

Contrairement aux thérapies analytiques, la systémie, en particulier dans son approche stratégique, revendique son interventionnisme (en respectant les retenues éthiques qu’imposent la profession : il ne serait question de faire du forcing).

Le thérapeute a le rôle d’un guide plus directif que dans d’autres approches. Toutefois, c’est à l’individu (ou à la famille) de trouver en lui-même la solution qui lui convient.

Le thérapeute compte sur les compétences de son patient et l’en persuade en lui faisant réaliser des tâches simples, aux succès faciles, afin de développer sa confiance en lui.

Il favorise des transformations systémiques en utilisant différentes techniques (recadrage, prescription de comportement…) qui visent à modifier la vision que l’individu a de sa réalité.

En effet, arriver à concevoir une problématique sous plusieurs angles fait sortir l’observateur de la vision étriquée initiale (et source de souffrance psychique) qui emprisonne l’individu. Le thérapeute aide ainsi le sujet en proposant « un élargissement du champ des possibles » (M. Elkaïm).

Aide-toi et le Ciel t’aidera !

J’aime l’idée que l’individu ne puisse se créer de problème qu’il ne peut résoudre par lui-même. Il me semble que cette notion est très enthousiasmante pour un individu en souffrance. En l’aidant à développer ses propres ressources et en activant la part de créativité du sujet, le thérapeute accroît également ses propres capacités. La notion de résonnance décrite par Mony Elkaïm y prend tout son sens. Car c’est bien grâce à ce pont émotionnel entre le thérapeute et le patient, le fait de « vibrer sur la même longueur d’onde », que le travail thérapeutique peut se mettre en place.

Pour aller plus loin :

« Les thérapies familiales systémiques » K. et T. Albernhe – Edition Elsevier Masson – 2014, 4e édition
« Si tu m’aimes, ne m’aime pas » Mony Elkaïm – Edition du Seuil – 2001
« Faites vous-même votre malheur » Paul Watzlawick – Edition du Seuil – 2009

“L’homme à la découverte de son Âme” – Carl Jung

Vous avez entendu parler de Jung, vous avez lu quelques unes de ses citations, vous avez une vague idée de ce qu’il a apporté au monde mais c’est encore très …. vague !
Je ne peux que vous conseiller de lire cet article qui vous résume en quelques mots, lignes, bon ok, qui résume (si si je vous promets qu’il s’agit bien d’un résumé) l’un des ses livres les plus connus, et qui – je l’espère – vous donnera envie de livre l’oeuvre complète.

Carle Gustav Jung 1875 -1961

Ce livre est en réalité un recueil de conférences et d’articles présentés entre 1928 et 1934. Carl Jung nous y propose ses différentes théories sur le fonctionnement de l’inconscient à travers trois parties distinctes :

EXPOSITION

Dans la première partie, le livre I qu’il nomme « EXPOSITION », Jung nous explique l’apparition de ce qu’il nomme « une psychologie sans âme » en faisant un retour sur l’histoire de la pensée humaine.
L’homme, après l’influence des religions et de la métaphysique, s’attache désormais au matérialisme scientifique vissant ainsi son esprit dans « une dépendance totale de la matière et des causes matérielles ».

Ainsi, la matière a pris le dessus sur le spirituel faisant l’impasse sur le psychisme inconscient duquel nous dépendons pourtant. Selon lui, « l’inconscient détient des contenus… qui rendus conscients représenteraient un accroissement immense de connaissance ». Il serait également le réceptacle de toutes formes de vie et de fonctions héritées de la lignée ancestrale, de sorte qu’en chacun d’entre nous préexisterait une disposition psychique fonctionnelle, adéquate, antérieures de la conscience, il s’agit ici de sa définition de l’inconscient collectif sur laquelle il insistera tout au long de l’ouvrage.

Le rêve, produit de l’âme inconsciente, représente pour Jung « une porte étroite, dissimulée dans ce que l’âme a de plus obscur et de plus intime ». L’analyser serait un moyen de pénétrer cet espace inconscient et de faire un retour sur soi-même.


Les complexes

La seconde partie de l’ouvrage, le livre II «LES COMPLEXES», nous familiarise avec la « cartographie » que Jung trace de la conscience et de l’inconscient, de leurs structures et différentes fonctions. Le psychanalyste classe les contenus de l’inconscient en trois catégories :

  •  les contenus inconscients accessibles : par exemple les expressions de notre visage ou le nombre de gens que l’on a croisé dans la rue. Ces contenus sont a priori inconscients mais peuvent être remontés à la conscience plus ou moins facilement si nous leur consacrons notre attention ;
  • les contenus médiatement accessibles : ces contenus sont momentanément inaccessibles, comme lorsque nous avons quelque chose « sur le bout de la langue » ;
  • les contenus inconscients inaccessibles: nous en ignorons la quantité car nous ne connaissons pas les limites de l’inconscient mais il s’agit en partie de réminiscences de la vie infantile, d’idées créatrices, de pressentiments, d’intuition…

Pour Jung, la conscience est « une sorte d’organe de perception et d’orientation tourné en première ligne vers le monde ambiant ».
Contrairement à Freud, il pense que la conscience découle de l’inconscient. Le MOI (condition sine qua non à toute conscience) est défini comme «doté d’un pouvoir, d’une force créatrice, conquête tardive de l’humanité, que nous appelons volonté».

Pour s’orienter dans l’espace extérieur, la conscience utiliserait quatre fonctions primordiales :

  •  la sensation : qui indique si l’espace est vide ou non. Il s’agit d’une fonction irrationnelle ;
  • la pensée : juge, trie, précise. Il s’agit d’une fonction rationnelle ;
  • l’intuition : supposition, pressentiment, vagues impressions… fonction irrationnelle ;
  • le sentiment : qui dicte la valeur qu’un objet a pour le MOI. Il s’agit d’une fonction rationnelle.

Jung présente ainsi rapidement dans cette partie, ces théories sur les types de personnalités qu’il a développé dans son présentant ouvrage « Type psychologiques » (1921).

Parallèlement, l’orientation dans l’espace intérieur nous met en contact avec notre « ombre » – la partie obscure du moi, et Jung présente ces éléments discernables de notre vie intérieure :

  • la mémoire : cette fonction nous lie avec les choses qui ont disparu de notre conscience ;
  • les contributions subjectives des fonctions représentent toutes les pensées d’arrière-plan que l’on tait, susceptibles de contrecarrer nos intentions (préjugés…);
  • les affects sont des fonctions involontaires de nature spontanée, elle altèrent la conscience et nous pousse à des comportements insensés. Jung les définit comme desdécharges d’énergie autonomes ;
  • les irruptions de l’inconscient sont des impressions soudaines, des opinions, des illusions…

Le principe de la psychologie analytique est de « ne plus laisser régner la pure barbarie dans cet espace intérieur » qu’est notre inconscient. A l’aide des expériences d’associations qui consistent à demander au patient de donner le premier mot qui lui vient à l’esprit après que nous lui en ayons soufflé un, Jung met à jour les conflits psychiques conscients ou inconscients à tonalité affective du sujet (ce qu’il nomme « complexes »).

Selon Jung, les complexes que nous portons en nous, nous font vivre dans un monde de projections ne nous permettant jamais d’être objectif ni dans nos pensées ni dans nos actes.


Les rêves

Enfin dans le troisième livre « LES RÊVES », Jung nous donne une quantité d’exemples d’analyses oniriques. Il y développe un mini guide de la pratique analytique.

Selon lui, le rêve est une autoreprésentation spontanée de la situation actuelle du sujet, qui communique en vocabulaire symbolique (représentations imagées et sensorielles) des idées, des jugements, des conceptions, des directives, des tendances, qui refoulés ou ignorés sont inconscients.

« le rêve, dérivant de l’activité de l’inconscient, donne une représentation des contenus qui y sommeillent »

Il s’agit d’une autorégulation de l’organisme psychique indispensable et il ne correspond donc pas uniquement à des désirs refoulés mais peut avoir plusieurs fonctions :

  • une fonction compensatrice elle se met en place lorsque les pensées, les penchants etles tendances de l’individu ne sont pas assez mis en avant dans sa vie consciente.
  • Une fonction prospective le rêve apporte ici souvent la solution à un conflit. Il évoque une ébauche, un projet de plan exécutoire. Quand l’attitude consciente de l’individu devient de plus en plus inadaptée, la fonction compensatrice se transforme en fonction prospective indiquant ainsi la marche à suivre.
  • Une fonction réductricequand l’attitude consciente de l’individu et ses efforts outrepassent ses ressources individuelles.
  • Une fonction réactive lorsque les péripéties vécues possèdent un côté révélateur et symbolique qui aurait échappé à l’individu.

“C’est le rêveur qui interprète son rêve”

Aussi, Jung recommande de ne pas analyser un rêve sans connaître le contexte conscient dans lequel il s’est produit car le rêve en est la « face inconsciente correspondante ».

Il va même plus loin, en conseillant de ne pas se cantonner à un rêve mais de se concentrer sur une série. Exception faite pour ce qu’il qualifie de « grands rêves » qui sont, selon lui, des rêves collectifs à caractère archétypique, expression de l’inconscient collectif.

Si les rêves sont en général le fruit de l’inconscient personnel du sujet, les grands rêves sont composés d’images archétypiques salutaires et viennent montrer à l’âme souffrante dans quel état l’être se trouve.

Selon Jung, si le sujet est capable de pressentir ce qu’elles évoquent, il en aura un immense profit. Les images archétypiques correspondent à «une expérience couramment vécue par l’homme et répétée à l’infini au cours des âges ».

L’analyse onirique consiste à rechercher et à rendre conscients des contenus jusqu’alors inconscients, et qui semble participer à l’explication et au traitement du sujet.

Il semblerait que chaque début de thérapie soit accompagné d’un rêve dit « initial » qui dévoilerait à l’analyste le programme de l’inconscient dans toute son ampleur. Il décrirait souvent la situation interne du rêveur.

Jung considère que ces rêves ont à ce titre, valeur de diagnostic. Il met toutefois l’analyste en garde. Ce dernier doit avoir en effet effectué un travail sur lui-même et mis à jour bon nombre de ses principaux contenus inconscients pour ne pas les projeter sur son patient et ainsi altérer sa clarté et son jugement : « tout ce qui est inconscient est projeté ».

L’interprète doit systématiquement se demander quelle est l’attitude consciente que tend à compenser le rêve et prendre en considération les convictions philosophiques, religieuses et morales du sujet. L’analyste ne doit pas suggérer une interprétation. Celle-ci n’a d’ailleurs aucune valeur si elle ne reçoit pas l’assentiment du sujet concerné. C’est le rêveur qui interprète son rêve.

Ainsi, Jung pense que pour acheminer une personnalité vers son autonomie harmonieuse “il faut tenter de lui faire assimiler toutes les fonctions demeurées embryonnaires en son sein et qui n’ont pas réalisé leur épanouissement dans la conscience “. Pour cela, il faut utiliser les contenus inconscients qui se présentent à nous par l’intermédiaire des rêves. Au-delà du traitement curatif, la conscientisation de ces contenus permet à l’individu de tendre vers sa réalisation pleine et entière, son individualisation.


Pour aller plus loin

Lisez ! Carl Jung est très accessible et se lit avec grand plaisir (contrairement à certains 🤫)

“L’homme à la découverte de son âme” – Carl Jung
“Ma vie. Souvenirs, rêves, pensées” – Carl Jung

Et pour alimenter votre Facebook, quelques citations de Jung en cliquant sur ce lien 😉

Le PotenCiel ou la rencontre de son inconscient


Fruit d’une longue collaboration avec mon amie thérapeute Séverine Yvon, le PotenCiel est un formidable outil de connaissance de soi.

Méthode projective utilisant le Tarot de Marseille non pas comme support de voyance, mais bien pour ses aspects psychosymboliques, il s’agit véritablement d’une cartographie de nos mécanismes inconscients dans différents aspects de notre existence.

Vingt-cinq points précis sont abordés dans le PotenCiel au travers les arcanes majeurs du Tarot de Marseille. Ces derniers sont regroupés en îlots composés de cinq lames, pour favoriser leur compréhension.

Au Sud : les arcanes symbolisant les blocages, les blessures, les difficultés, les défis…
Au Nord : les ressources insoupçonnées, les dons, les qualités, les facultés;
A l’Est : les besoins fondamentaux auxquels il est nécessaire de répondre pour s’épanouir et évoluer;
A l’Ouest : le domaine de la personnalité, les modes de communications et d’interactions avec l’environnement..

Le PotenCiel est tout d’abord un outil projectif


C’est notre inconscient que nous projetons sur les images qui nous sont présentées. Le travail consiste à raconter ce que chaque lame nous évoque, quelle histoire elle nous raconte, quelle émotion elle génère en nous… Le thérapeute écoute et décrypte les messages de l’inconscient et aide le patient à les mettre en relation avec la maison (le domaine précis qui est abordé) dans laquelle se situe la lame.

Et c’est ainsi que sont mis en lumière les mécanismes inconscients qui nous influencent, et nous poussent à reproduire des scénarios de répétitions, à être en réaction, et très souvent nous rendent malheureux.



“Le PotenCiel, nous permet donc de mettre des mots sur nos blessures, sur nos blocages, de comprendre notre carte du monde et ses travers mais surtout de prendre conscience de notre potentiel en nous re-connectant à nos ressources, nos forces et notre pouvoir personnel.”



Ainsi, nous abordons les problématiques liés :
au manque de confiance en soi,
aux blessures de rejet, d’abandon, de trahison, d’injustice,
aux conflits transgénérationnels, aux scénarios de répétitions,
à l’insécurité, l’angoisse, la peur de l’échec ou de la réussite…


Lors de séance d’une heure, ou d’atelier de groupe, nous décryptons ensemble le langage de votre inconscient avec deux niveaux de lecture :

un niveau psychothérapeutique : votre inconscient qui se livre ! C’est vous qui donnez du sens aux arcanes… Naturellement, vous parlez de vous, de votre histoire, de votre façon d’appréhender le monde, de VOTRE réalité,

un niveau plus spirituel : le Tarot de Marseille regorge de symboles et d’archétypes. Ensemble nous donnons du sens à ce que vous expérimentez et tout ce qui s’offre à vous.

Alors, prêt à tenter l’aventure ?


En savoir un peu plus >> Lire cet autre article



Séance Découverte

Il est possible de prendre rendez-vous pour découvrir votre PotenCiel. La séance dure 30 mn et vous permet d’appréhender ce formidable outil thérapeutique à travers l’analyse de l’une des maisons.

Tarif

30 € la séance de 30 mn.


Faire le tour de son PotenCiel

L’étude de votre PotenCiel dans sa globalité nécessite entre 4 et 5 séances d’une heure. Elle permet de comprendre les interactions de vos mécanismes inconscients, l’impact de votre histoire personnelle sur vos croyances, vos choix, vos comportements… Chaque maison est intimement liée aux autres et l’étude globale donne une lecture plus subtile et plus juste de ce qui vous compose.

Tarif

60 € la séance d’une heure.


Atelier

Il est possible de travailler son PotenCiel au travers d’une problématique en particulier lors d’atelier. En petit groupe de 6 à 8 personnes maximum, nous abordons lors d’une journée ou d’un week-end les maisons qui mettent en lumière les sujets abordés.

Si vous souhaitez organiser un atelier près de chez vous, n’hésitez pas à me contacter pour que nous en discutions ensemble. Tout est possible !

Tarif

Me consulter.


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