Atelier Psychosymbolique & Transgénérationnel

Atelier sur Capestang, le dimanche 15 mars 2020.

Lors d’une journée d’atelier en petit groupe, je vous invite à découvrir ce qui vous a été transmis par vos parents (et/ou votre lignée familiale) grâce aux arcanes majeures du Tarot de Marseille et à la psychologie transgénérationnelle.


Libérez-vous de votre projet parental pour découvrir votre projet personnel !


Au programme :


✨Découvrir la psychosymbolique au travers des arcanes du Tarot de Marseille;
✨Comprendre votre projet parental et le poids du transgénérationnel sur votre existence ainsi que l’injonction parentale caché dans votre prénom;
✨Découvrir les outils à votre disposition pour aller vers votre projet personnel.

INFORMATIONS :

(MAJ au 26.02.20 : plus que deux places)


🌳 Places : 6 personnes maximum
🌳 Date : le dimanche 15 mars à 10h
🌳 Tarif : 80 € par personne (possibilité de payer en deux fois).
🌳 Lieu : Capestang (34)
🌳 Réservation : Contactez-moi par mail.
🌳 Repas du midi : à partager en commun, chacun apporte un mets de son choix.
🌳 Participation : un minimum de trois personnes est nécessaire au maintien de l’atelier.

Carl Gustav JUNG

Le XIXe siècle est sans conteste le tournant de l’Histoire de la Santé mentale grâce aux théories de Sigmund Freud. En revanche, on connaît beaucoup moins bien en France les travaux de son disciple (puis rival) Carl JUNG. Pourtant, ce personnage haut en couleur était un génie !

Donc si cela vous intrigue, vous trouverez ici quelques informations biographiques sur le père de la psychologie analytique.

L’enfance


Carl Gustav JUNG est né le 26 juillet 1875 en Suisse, d’un père pasteur et d’une mère passionnée par l’occultisme. D’abord très proche de son père avec lequel il partage les joies de la nature et de la lecture, il se rapproche finalement de sa mère qui l’effraie et le fascine à la fois par sa personnalité qu’il qualifiera de double.

Celle-ci a une santé fragile (dépression) qui inquiète fortement Jung et qui la contraint à se reposer plusieurs mois dans un hôpital de Bâle. Dans une atmosphère familiale particulière, il mène une enfance solitaire (sa sœur cadette a neuf ans de moins que lui) durant laquelle il s’adonne pendant des heures à l’étude des pierres, aux escapades dans la forêt, il s’invente des jeux aux allures de rituels secrets…

Jung est un enfant à la santé fragile (eczéma, syncopes qu’il analysera comme des somatisations…) curieux, rêveur, probablement surdoué qui très tôt, s’interroge sur les mystères de la vie, des religions, de l’inconscient… Plus tard, il analysera ses souvenirs et les rêves de son enfance et cela lui permettra de poser les premières pierres de ses travaux.

Après une scolarité réussie même si Jung n’aime pas l’école (et surtout ses camarades de collège), il se décide à devenir médecin comme son grand-père dont il porte le nom, vedette de la faculté de médecine de Bâle où Jung commencera ses études (lien transgénérationnel ?). Il sera bouleversé par ses lectures (Goethe, Schopenhauer, Nietzsche…) et par les expériences « surnaturelles » auxquelles il assistera avec sa mère et sa cousine Hélène (spiritisme entre autres) ce qui le convainc très vite que l’âme humaine demeure un mystère bien plus fascinant que l’anatomie et la médecine interne. Il se tourne alors vers la psychiatrie et rentre en 1900 à la clinique du Burghölizli dirigée par le professeur Eugen BLEULER à Zurich.

la rencontre décisive


Ce dernier est un précurseur qui croit en l’écoute et au respect des patients, inspiré par Philippe PINEL, Auguste FOREL, Jean-Martin CHARCOT, Pierre JANET… Ensemble Bleuler et Jung travaillent sur la schizophrénie et Jung publie en 1906 « Psychologie de la démence précoce » qui attire l’attention d’un célèbre médecin admiré par l’auteur : Sigmund FREUD.

Sigmund Freud 1856 – 1936

Après avoir correspondu longuement, Freud et Jung se rencontre en 1907 et ne se quitteront plus jusqu’en 1912, date à laquelle leurs divergences théoriques les séparent.

Ils vivent une relation très passionnelle : Freud voit en Jung un successeur, pouvant promouvoir la psychanalyse en dehors du cercle juif, il devient son mentor. Ils enchaînent ensemble les congrès, les séminaires et les voyages (Amsterdam en 1907, Salzbourg en 1908, les Etats-Unis en 1909) même si des dissonances se font déjà sentir.


Jung va émettre très rapidement des réserves sur la prédominance de la sexualité dans les théories de Freud, et ce dernier s’inquiète du goût de Jung pour l’irrationnel. Ils s’éloignent progressivement.

LA rupture


En 1912, Jung définit le concept d’inconscient collectif, leur vision de l’inconscient est incompatible, c’est la rupture. Jung rentre alors dans une période très sombre (1913-1917) durant laquelle il va écouter ses fantasmes et ses rêves, les analyser, tenter de les coucher sur papier, de les comprendre pour mieux les tenir à distances.

Cette expérience d’introspection douloureuse lui fit craindre la folie mais lui donna une connaissance unique de la psyché humaine : en naquit « le livre rouge », recueil de ses images chaotiques et de leurs analyses, qui ne sera jamais publié de son vivant.


On imagine facilement que cette rupture avec Freud a été terrible pour Jung qui perdait sans doute une figure paternelle en plus d’un mentor. Mais cette période trouble marque le début de son individuation et lui permet d’aller à la rencontre de lui-même.

S’en suivront diverses périodes prolifiques, Jung est sollicité de toute part pour faire découvrir son travail, il voyage durant des mois pour étudier les mœurs des populations primitives (Amérique, Afrique, Indes, Palestine…), il se passionne pour l’ethnologie, les civilisations anciennes et les mythes qui le mèneront progressivement à définir ses grandes théories : l’inconscient collectif, les images archétypiques, l’anima, l’animus…

Jung découvre également la pensée gnostique, le Taoïsme, et enfin l’alchimie qui tout au long de son existence nourriront ses réflexions sur l’âme. Sa carrière est lancée, il partagera son temps entre ses nombreuses rencontres avec des esprits brillants, ses écrits, ses retraites dans sa maison de Bolligen jusqu’à sa mort le 06 juin 1961.

L’homme


Jung semble avoir souffert d’une soif de savoir intarissable ! Très tôt, il s’est posé des questions sur la nature de l’homme, ses actions, ses fonctionnements. De la philosophie à l’alchimie, Jung semble avoir cherché les réponses dans toutes les disciplines envisageables ! Cet homme était définitivement surdoué. Ces capacités intellectuelles (tout comme Freud) semblaient infinies. Il possédait une culture extraordinaire sans laquelle il n’aurait été en mesure de pousser ses réflexions si loin.

Jung confesse dans son autobiographie  » Ma vie » qu’il s’est toujours senti différents des autres et il a visiblement compris très vite qu’il devait se « censurer » pour ne pas être exclu. Il avait conscience qu’il ne pouvait pas aborder tous les sujets, les autres n’ayant pas forcément envie de comprendre ce qui se jouait. On imagine la solitude qu’il a pu ressentir. Cela dit, il chérissait également cette solitude qui lui a permis de poser toutes ces réflexions sur l’homme, la nature, l’univers.

Toutefois, Jung devait être difficile à vivre au quotidien ! Si ce grand homme a réussi à s’harmoniser en ne niant plus ses pulsions et en acceptant son ombre, on comprend en le lisant qu’il avait un rapport aux autres tout à fait particulier. Il le dit d’ailleurs lui-même : « J’ai heurté beaucoup de gens ; car dès que je sentais qu’ils ne me comprenait pas, ils avaient perdu tout intérêt pour moi.(…) Mes malades mis à part, je n’avais pas de patience avec les hommes».

Son mode de vie était également bien particulier. Même s’il ne l’évoque absolument pas dans son autobiographie, sa relation aux femmes n’était pas banale, même plutôt tumultueuse. Il épouse Emma Rauschenbach en février 1903 mais accueille dans son foyer vers 1914 celle qui deviendra sa maitresse officielle Toni Wolff, une jeune femme qu’il a d’abord analysé durant trois ans. Tous trois vivront sous le même toit jusqu’à la mort des deux femmes en 1955 et en 1953. Jung aurait expliqué un jour à ses deux fidèles amies Barbara Hannah et Marie-Louise Von Franz qu’il était primordial pour lui de céder à ces « inclinaisons » pour ne pas « briser l’Eros » de ses quatre filles. Selon lui les frustrations sexuelles du père pouvaient inconsciemment se répercuter sur la vie sexuelle de leur fille… (Barbara Hannah, « Jung, sa vie et son œuvre » 1989).

Je me suis toujours interrogée sur ces capacités que je qualifierais de médiumniques. En effet, il semble doté d’une sensibilité hors du commun lui permettant d’accéder à des informations sur lui-même. Il rapporte des visions, des impressions, des sentiments proches de la clairvoyance. Est-ce parce qu’il aurait atteint un niveau de conscience élevé, accessible à quiconque ou est-il simplement un être extraordinaire ?

Loin de n’être qu’un analyste, je considère Jung comme un sage ! Intelligent, cultivé, sensible, curieux, cet homme a percé les secrets de son inconscient et ce faisant, nous a livré un guide de développement personnel. Il ne s’agit plus uniquement de soigner ses conflits névrotiques mais d’évoluer spirituellement, de s’épanouir en s’individualisant. Est-ce à notre portée à tous ou n’est-ce abordable que par ceux qui partagent ses qualités ? Nous n’aurons la réponse qu’en essayant…

« L’homme à la découverte de son âme » C. Jung. Edition Albin Michel
« Ma vie » C. Jung. Edition Gallimard

« Aïe mes aïeux ! » – Anne Ancelin-Schützenberger


J’avais envie depuis un moment de vous parler d’une de mes spécialisations : la psychogénéalogie. Et comme j’aime particulièrement cela, il y a des chances que je vous en parle plusieurs fois 😉.

Le meilleur moyen de vous parler de psychologie transgénérationnelle est de vous présenter succinctement le fabuleux livre d’Anne Ancelin Schützenberger, mère de la discipline. Ce livre fut une révélation pour moi il y a une quinzaine d’années et pour cause ! Mon histoire transgénérationnelle regorge d’exemples qui auraient pu illustrer le livre.




A travers le décryptage de différents cas cliniques qu’elle a rencontré au cours de sa carrière, Anne Ancelin Schützenberger (AAS) nous présente son modèle théorique de la psychologie transgénérationelle.

Professeur de psychologie à l’université de Nice, psychologue et psychothérapeute, l’auteure s’est formée tout au long de sa carrière, auprès des plus grands noms de la profession : Moreno, Dolto, Rogers, Bateson… Son ouvrage est le fruit de ses propres observations mais également des différents travaux dirigés par ses pairs dans le domaine de la relation d’aide.

Le concept

Forte de son expérience, AAS propose ici une nouvelle discipline qu’elle nomme « psychogénéalogie ». Selon elle, nous serions bien moins libres que nous le croyons : « nous vivons prisonniers d’une invisible toile d’araignée dont nous sommes aussi l’un des maîtres d’œuvre ».

Tout comme nous héritons de nos aïeux d’un don, d’une passion, de caractéristiques physiques, ou encore d’un choix pour une profession, il est également possible d’être porteur de traumatismes, de secrets, ou de conflits non-résolus…

Autrement dit, nous porterions des valises qui ne nous appartiennent pas !

Les observations cliniques

L’auteure fournit pléthore d’exemples de ces « traces » observables. On note des répétions d’événements (tragiques mais parfois heureux) de génération en génération : apparition de maladies, troubles divers sans explications rationnelles, périodes de fragilité qui reviennent chaque année, synchronicités, coïncidences de dates de naissance ou de décès, séparations, accidents, échecs…

Les hypothèses de travail

AAS s’inspire et présente les différentes théories qu’elle regroupe sous le nom de psychogénéalogie. La thérapeute revient sur les travaux de Freud au sujet de « l’inquiétante étrangeté », de Jung et de l’inconscient collectif, de Moreno sur les concepts de « tele » : communication positive ou négative, inconsciente, à distance, entre les personnes, de «co-conscient» et de « co-inconscient familial ». Elle cite également les travaux du groupe de Palo Alto et des thérapies systémiques stratégiques (cf l’article sur l’approche systémique ici)

Les concepts marquants

Loyauté invisible, mythe familiale et comptabilité familiale : Ivan Boszormenyi-Nagy.

La loyauté familiale invisible est intimement liée à celui de justice familiale. Au sein de la famille, chacun entretient une comptabilité subjective de ce qu’il a donné et reçu dans le passé et dans le présent et de ce qu’il donnera et recevra dans le futur. Il y aurait dans chaque famille des règles de loyauté et un système de comptabilité inconscients qui fixent la place et le rôle de chaque membre et ses obligations familiales, notamment vis-à-vis du respect et des convenances. La loyauté est déterminée par l’histoire de la famille, par le type de justice que cette famille pratique et par les mythes familiaux.

AAS parle pour cela du Grand livre des comptes de la famille. Selon elle, l’acquittement des dettes familiales est très souvent transgénérationnel : « Ce que nous avons reçu de nos parents, nous le rendons à nos enfants. ».

La parentification est le retournement de ces valeurs. Lorsque c’est le cas dans une famille, ou lorsque le grand livre des comptes n’est pas tenu correctement, une notion d’injustice, de ressentiment peut alors se transmettre de génération en génération et créer ainsi des effets psychopathologiques.

La névrose de classe : Vincent de Gaulejac.

Il s’agit de l’aspect socio-économique de la loyauté familiale. AAS explique qu’il est difficile pour un enfant de dépasser socialement, ou intellectuellement son parent, aussi on retrouve par exemple des enfants dans l’incapacité de passer leur examen en étant malade, en oubliant de mettre leur réveil le jour j ou encore en ayant un accident la veille. L’inconscient ici barre l’accès à l’ascension sociale par des actes manqués (auto-sabotage) « Inconsciemment, la promotion sociale et intellectuelle risquerait de créer une distance ou une déchirure entre lui et sa famille ».

La crypte et le fantôme : Nicolas Abraham et Maria Török.

Les secrets, les non-dits (l’inavouable, l’indicible), tous les événements que la famille étouffe par honte ou par pudeur, peuvent devenir de véritables fantômes qui viennent hanter ceux qui les détiennent.

N. Abraham et M. Török imaginent en effet qu’un secret ait pu être enfermé par le non-dit dans une crypte de l’inconscient familial et en surgir pour influencer le comportement de leurs patients. Un fantôme est donc une formation de l’inconscient né du secret inavouable d’un autre membre de la famille et qui s’est transmis d’un inconscient à l’autre à travers les générations et explique que les sujets concernés ont conscience d’agir dans certaines situations de manière irrationnelle et contraire à leur volonté mais ne peuvent pas s’en empêcher.

Le syndrome d’anniversaire : Joséphine Hilgard. 

« L’inconscient a bonne mémoire ». On peut constater en retraçant l’histoire personnelle et familiale d’un individu, une série de répétitions (naissance, décès, accidents, apparition de maladie, etc.) à des dates précises ou des âges précis, marquant ainsi la loyauté de génération en génération. « Quelque chose se passe comme si on ne devait pas oublier et qu’on n’avait pas le droit de se le rappeler ».

Il peut s’agir d’une naissance qui rappelle un événement important familial (triste ou gai), ou encore d’un accident de la route qui survient au même âge que son ascendant ou à la même date… Si le phénomène se produit à la même date et au même âge, on parle de « double anniversaire ». AAS pense que les périodes d’anniversaires représentent « des périodes de fragilisation » (physique et psychique) liée au « stress d’anniversaire » et qu’il s’agit d’une forme de fidélité invisible (loyauté familiale).


« L’identité se forge à partir de l’histoire propre de chacun – de son histoire familiale comme de son histoire personnelle, toutes deux liées au contexte historique et qu’il vaut mieux la connaître que la subir passivement »


La méthode d’Anne Ancelin

Pour retracer l’histoire personnelle d’un individu, AAS utilise un outil d’investigation mis au point par Moreno : le génosociogramme. Il s’agit d’un « arbre généalogique commenté » sur sept ou neuf générations, « fait de mémoire, complété des évènements de vies importants (avec leurs dates et leurs liens) et du contexte affectifs (liens sociométriques, marqués par des flèches ou des traits de couleur » et respectant une convention graphique.

Le génosociogramme va ainsi indiquer ce que la famille garde en mémoire. Il permet également de constater la façon dont le sujet perçoit les personnages, leurs rôles et les rapports socio-affectifs qui les unissent.

Les noms et prénoms sont importants, ils donnent des indications géographiques, sociales, culturelles mais ils permettront également à un œil averti de poser des hypothèses de travail en pointant des éléments qui cachés. Hypothèses qui n’auront de valeur que si elles provoquent un déclic affectif chez le sujet.

Les dates sont très importantes car elles permettent de situer le contexte socio-politico-historique de la famille. Les synchronicités, les coïncidences de dates (de naissance, de décès, d’accidents, d’apparition de maladie, etc.) seront mises en évidence ainsi que le dit, le non-dit. Les trous et les oublis ont également leur importance dans le décryptage de l’arbre.

Le génosociogramme permet donc de déterminer le fonctionnement des systèmes en place, de comprendre les règles tacites de la famille. En le faisant et en parlant de sa vie, le sujet se situe dans « une perspective transgénérationnelle ». Il part à la recherche de ses racines et de son identité. Il s’agit ici d’un formidable outil de connaissance de soi, de sa famille et des répétitions familiales invisibles. En faisant face «aux obligations et à la culpabilité devant les dettes émotionnelles impayés », l’individu peut ainsi trouver sa place, et faire des projets de vie personnels.

Exemple de génosociogramme

Quid du moyen de transmission ?

Comment la transmission transgénérationnelle est-elle possible? Prudente, la thérapeute reconnaît que pour l’instant, rien ne permet de comprendre le phénomène. Elle ne s’explique pas non plus comment une parole thérapeutique par la prise de conscience permet au patient de sortir du schéma voire de guérir de ses troubles. Elle pense néanmoins que « les progrès de sciences interdisciplinaires touchant à la fois aux sciences humaines, la biologie, la physique quantique, l’éthologie animal et humaine, ainsi que l’étude de nouveaux neurotransmetteurs permettront de mieux cerner ces transmissions » tant entre individus qu’entre générations.

Pour aller plus loin

– « Aïe, mes aïeux » ,
– « Psychogénéalogie : Guérir les blessures familiales et se retrouver soi »,
– « Ces enfants malades de leurs parents »,
– « Exercices pratiques de psychogénéalogie : Pour découvrir ses secrets de famille, être fidèle aux ancêtres, choisir sa propre vie ».

L’approche Systémique

Quèsaco ?

Il s’agit de concevoir la famille, l’environnement social ou encore professionnel comme un système dans lequel chaque individu interagit avec les autres. Aussi, tout comportement a une valeur communicative.

L’individu, influencé par ses intentions, celles des autres, et par les possibilités que lui offrent le ou les systèmes auxquels il appartient, ne peut être considéré en dehors de son contexte.

Pour faire simple, on ne peut comprendre un individu qu’en prenant en compte (et en analysant) le contexte dans lequel il évolue parce que ce dernier a forcément une influence sur son comportement.

L’approche systématique va s’attacher à comprendre les frontières de chacun des systèmes, leurs règles de vie mais surtout, leur système de communication. Elle prendra également en compte les valeurs, les émotions et les comportements véhiculés par la famille de l’individu depuis plusieurs générations et qu’il transporte de fait avec lui.

Partant du principe qu’un système tend le plus possible vers un équilibre, l’apparition de symptôme chez l’un des individus témoignerait d’une interaction entre des forces assurant la cohésion du système et d’autres forces visant à modifier son fonctionnement : un dysfonctionnement communicationnel plus ou moins grave au sein du système, dont les membres n’ont pas nécessairement conscience.

Aussi, le symptôme n’aurait de sens et de fonction que DANS le système (théorie des systèmes), et pourrait être considéré comme un mécanisme homéostatique dont la fonction serait de ramener le système, perturbé, à son état d’équilibre initial : le symptôme témoigne de la difficulté du système à maintenir son équilibre (Don D. Jackson).


« C’est le problème du système qui crée le symptôme individuel. »


 

élargir le champs des possibles

La thérapie systémique est particulièrement mise en œuvre dans les thérapies familiales ou les thérapies de couples.

Contrairement aux thérapies analytiques, la systémie, en particulier dans son approche stratégique, revendique son interventionnisme (en respectant les retenues éthiques qu’imposent la profession : il ne serait question de faire du forcing).

Le thérapeute a le rôle d’un guide plus directif que dans d’autres approches. Toutefois, c’est à l’individu (ou à la famille) de trouver en lui-même la solution qui lui convient.

Le thérapeute compte sur les compétences de son patient et l’en persuade en lui faisant réaliser des tâches simples, aux succès faciles, afin de développer sa confiance en lui.

Il favorise des transformations systémiques en utilisant différentes techniques (recadrage, prescription de comportement…) qui visent à modifier la vision que l’individu a de sa réalité.

En effet, arriver à concevoir une problématique sous plusieurs angles fait sortir l’observateur de la vision étriquée initiale (et source de souffrance psychique) qui emprisonne l’individu. Le thérapeute aide ainsi le sujet en proposant « un élargissement du champ des possibles » (M. Elkaïm).

Aide-toi et le Ciel t’aidera !

J’aime l’idée que l’individu ne puisse se créer de problème qu’il ne peut résoudre par lui-même. Il me semble que cette notion est très enthousiasmante pour un individu en souffrance. En l’aidant à développer ses propres ressources et en activant la part de créativité du sujet, le thérapeute accroît également ses propres capacités. La notion de résonnance décrite par Mony Elkaïm y prend tout son sens. Car c’est bien grâce à ce pont émotionnel entre le thérapeute et le patient, le fait de « vibrer sur la même longueur d’onde », que le travail thérapeutique peut se mettre en place.

Pour aller plus loin :

« Les thérapies familiales systémiques » K. et T. Albernhe – Edition Elsevier Masson – 2014, 4e édition
« Si tu m’aimes, ne m’aime pas » Mony Elkaïm – Edition du Seuil – 2001
« Faites vous-même votre malheur » Paul Watzlawick – Edition du Seuil – 2009

WEEK-END découverte de la Wicca


Atelier Wicca – les 21 & 22 mars 2020

Venez découvrir la ⭐️ WICCA ⭐️ et vous initier aux arts anciens de la MAGIE blanche en profitant des énergies de l’équinoxe du Printemps.
Lors de ces deux jours en immersion total dans un gîte en pleine nature près de Lyon les 21 et 22 mars 2020, vous découvrirez la philosophie WICCA et une bonne partie de ce qui l’entoure et la compose.

En petit groupe de MAXIMUM 12 femmes – Places limitées !

MAJ au 26.02.20 : Plus que 4 places disponibles


Au programme sur les deux jours

✨Accueil et présentation des participantes;
✨La philosophie de la WICCA, les règles;
✨Créer son espace sacré;
✨Connaître les outils, leur consécration;
✨Le Grimoire et ses essentiels
✨Création d’un rituel;
✨La sorcière et ses outils;
✨La clairvoyance;
✨Le clairessenti;
✨Le magnétisme (les soins énergétiques);
✨Méditations guidées.
✨ Place à la pratique : Rituel que nous aurons créé ensemble.



TARIF DU WEEK END COMPLET : 200 €
Ce tarif ne comprend pas les repas et l’hébergement.
Possibilité de règlement en deux fois :
– à la réservation 100 €
– début mars 100 €.

LIEU : Gîte des deux Chênes – Bessenay
(http://www.gitedes2chenes.fr/)
Possibilité de réserver pour dormir sur place.

REPAS : Pensez à vos petits paniers repas. Cuisine sur place.

A PREVOIR :
Tenue confortable pour les méditations;
Petit coussin et plaid au cas où;
De quoi prendre des notes;
Vos grigris, pierres, cartes, oracles et objets fétiches si vous en avez…


Pour réserver, merci de me contacter par mail 🌿
Pascale Picavet
psy@pascalepicavet.fr

« L’homme à la découverte de son Âme » – Carl Jung

Vous avez entendu parler de Jung, vous avez lu quelques unes de ses citations, vous avez une vague idée de ce qu’il a apporté au monde mais c’est encore très …. vague !
Je ne peux que vous conseiller de lire cet article qui vous résume en quelques mots, lignes, bon ok, qui résume (si si je vous promets qu’il s’agit bien d’un résumé) l’un des ses livres les plus connus, et qui – je l’espère – vous donnera envie de livre l’oeuvre complète.

Carle Gustav Jung 1875 -1961

Ce livre est en réalité un recueil de conférences et d’articles présentés entre 1928 et 1934. Carl Jung nous y propose ses différentes théories sur le fonctionnement de l’inconscient à travers trois parties distinctes :

EXPOSITION

Dans la première partie, le livre I qu’il nomme « EXPOSITION », Jung nous explique l’apparition de ce qu’il nomme « une psychologie sans âme » en faisant un retour sur l’histoire de la pensée humaine.
L’homme, après l’influence des religions et de la métaphysique, s’attache désormais au matérialisme scientifique vissant ainsi son esprit dans « une dépendance totale de la matière et des causes matérielles ».

Ainsi, la matière a pris le dessus sur le spirituel faisant l’impasse sur le psychisme inconscient duquel nous dépendons pourtant. Selon lui, « l’inconscient détient des contenus… qui rendus conscients représenteraient un accroissement immense de connaissance ». Il serait également le réceptacle de toutes formes de vie et de fonctions héritées de la lignée ancestrale, de sorte qu’en chacun d’entre nous préexisterait une disposition psychique fonctionnelle, adéquate, antérieures de la conscience, il s’agit ici de sa définition de l’inconscient collectif sur laquelle il insistera tout au long de l’ouvrage.

Le rêve, produit de l’âme inconsciente, représente pour Jung « une porte étroite, dissimulée dans ce que l’âme a de plus obscur et de plus intime ». L’analyser serait un moyen de pénétrer cet espace inconscient et de faire un retour sur soi-même.


Les complexes

La seconde partie de l’ouvrage, le livre II «LES COMPLEXES», nous familiarise avec la « cartographie » que Jung trace de la conscience et de l’inconscient, de leurs structures et différentes fonctions. Le psychanalyste classe les contenus de l’inconscient en trois catégories :

  •  les contenus inconscients accessibles : par exemple les expressions de notre visage ou le nombre de gens que l’on a croisé dans la rue. Ces contenus sont a priori inconscients mais peuvent être remontés à la conscience plus ou moins facilement si nous leur consacrons notre attention ;
  • les contenus médiatement accessibles : ces contenus sont momentanément inaccessibles, comme lorsque nous avons quelque chose « sur le bout de la langue » ;
  • les contenus inconscients inaccessibles: nous en ignorons la quantité car nous ne connaissons pas les limites de l’inconscient mais il s’agit en partie de réminiscences de la vie infantile, d’idées créatrices, de pressentiments, d’intuition…

Pour Jung, la conscience est « une sorte d’organe de perception et d’orientation tourné en première ligne vers le monde ambiant ».
Contrairement à Freud, il pense que la conscience découle de l’inconscient. Le MOI (condition sine qua non à toute conscience) est défini comme «doté d’un pouvoir, d’une force créatrice, conquête tardive de l’humanité, que nous appelons volonté».

Pour s’orienter dans l’espace extérieur, la conscience utiliserait quatre fonctions primordiales :

  •  la sensation : qui indique si l’espace est vide ou non. Il s’agit d’une fonction irrationnelle ;
  • la pensée : juge, trie, précise. Il s’agit d’une fonction rationnelle ;
  • l’intuition : supposition, pressentiment, vagues impressions… fonction irrationnelle ;
  • le sentiment : qui dicte la valeur qu’un objet a pour le MOI. Il s’agit d’une fonction rationnelle.

Jung présente ainsi rapidement dans cette partie, ces théories sur les types de personnalités qu’il a développé dans son présentant ouvrage « Type psychologiques » (1921).

Parallèlement, l’orientation dans l’espace intérieur nous met en contact avec notre « ombre » – la partie obscure du moi, et Jung présente ces éléments discernables de notre vie intérieure :

  • la mémoire : cette fonction nous lie avec les choses qui ont disparu de notre conscience ;
  • les contributions subjectives des fonctions représentent toutes les pensées d’arrière-plan que l’on tait, susceptibles de contrecarrer nos intentions (préjugés…);
  • les affects sont des fonctions involontaires de nature spontanée, elle altèrent la conscience et nous pousse à des comportements insensés. Jung les définit comme desdécharges d’énergie autonomes ;
  • les irruptions de l’inconscient sont des impressions soudaines, des opinions, des illusions…

Le principe de la psychologie analytique est de « ne plus laisser régner la pure barbarie dans cet espace intérieur » qu’est notre inconscient. A l’aide des expériences d’associations qui consistent à demander au patient de donner le premier mot qui lui vient à l’esprit après que nous lui en ayons soufflé un, Jung met à jour les conflits psychiques conscients ou inconscients à tonalité affective du sujet (ce qu’il nomme « complexes »).

Selon Jung, les complexes que nous portons en nous, nous font vivre dans un monde de projections ne nous permettant jamais d’être objectif ni dans nos pensées ni dans nos actes.


Les rêves

Enfin dans le troisième livre « LES RÊVES », Jung nous donne une quantité d’exemples d’analyses oniriques. Il y développe un mini guide de la pratique analytique.

Selon lui, le rêve est une autoreprésentation spontanée de la situation actuelle du sujet, qui communique en vocabulaire symbolique (représentations imagées et sensorielles) des idées, des jugements, des conceptions, des directives, des tendances, qui refoulés ou ignorés sont inconscients.

« le rêve, dérivant de l’activité de l’inconscient, donne une représentation des contenus qui y sommeillent »

Il s’agit d’une autorégulation de l’organisme psychique indispensable et il ne correspond donc pas uniquement à des désirs refoulés mais peut avoir plusieurs fonctions :

  • une fonction compensatrice elle se met en place lorsque les pensées, les penchants etles tendances de l’individu ne sont pas assez mis en avant dans sa vie consciente.
  • Une fonction prospective le rêve apporte ici souvent la solution à un conflit. Il évoque une ébauche, un projet de plan exécutoire. Quand l’attitude consciente de l’individu devient de plus en plus inadaptée, la fonction compensatrice se transforme en fonction prospective indiquant ainsi la marche à suivre.
  • Une fonction réductricequand l’attitude consciente de l’individu et ses efforts outrepassent ses ressources individuelles.
  • Une fonction réactive lorsque les péripéties vécues possèdent un côté révélateur et symbolique qui aurait échappé à l’individu.

« C’est le rêveur qui interprète son rêve »

Aussi, Jung recommande de ne pas analyser un rêve sans connaître le contexte conscient dans lequel il s’est produit car le rêve en est la « face inconsciente correspondante ».

Il va même plus loin, en conseillant de ne pas se cantonner à un rêve mais de se concentrer sur une série. Exception faite pour ce qu’il qualifie de « grands rêves » qui sont, selon lui, des rêves collectifs à caractère archétypique, expression de l’inconscient collectif.

Si les rêves sont en général le fruit de l’inconscient personnel du sujet, les grands rêves sont composés d’images archétypiques salutaires et viennent montrer à l’âme souffrante dans quel état l’être se trouve.

Selon Jung, si le sujet est capable de pressentir ce qu’elles évoquent, il en aura un immense profit. Les images archétypiques correspondent à «une expérience couramment vécue par l’homme et répétée à l’infini au cours des âges ».

L’analyse onirique consiste à rechercher et à rendre conscients des contenus jusqu’alors inconscients, et qui semble participer à l’explication et au traitement du sujet.

Il semblerait que chaque début de thérapie soit accompagné d’un rêve dit « initial » qui dévoilerait à l’analyste le programme de l’inconscient dans toute son ampleur. Il décrirait souvent la situation interne du rêveur.

Jung considère que ces rêves ont à ce titre, valeur de diagnostic. Il met toutefois l’analyste en garde. Ce dernier doit avoir en effet effectué un travail sur lui-même et mis à jour bon nombre de ses principaux contenus inconscients pour ne pas les projeter sur son patient et ainsi altérer sa clarté et son jugement : « tout ce qui est inconscient est projeté ».

L’interprète doit systématiquement se demander quelle est l’attitude consciente que tend à compenser le rêve et prendre en considération les convictions philosophiques, religieuses et morales du sujet. L’analyste ne doit pas suggérer une interprétation. Celle-ci n’a d’ailleurs aucune valeur si elle ne reçoit pas l’assentiment du sujet concerné. C’est le rêveur qui interprète son rêve.

Ainsi, Jung pense que pour acheminer une personnalité vers son autonomie harmonieuse « il faut tenter de lui faire assimiler toutes les fonctions demeurées embryonnaires en son sein et qui n’ont pas réalisé leur épanouissement dans la conscience « . Pour cela, il faut utiliser les contenus inconscients qui se présentent à nous par l’intermédiaire des rêves. Au-delà du traitement curatif, la conscientisation de ces contenus permet à l’individu de tendre vers sa réalisation pleine et entière, son individualisation.


Pour aller plus loin

Lisez ! Carl Jung est très accessible et se lit avec grand plaisir (contrairement à certains 🤫)

« L’homme à la découverte de son âme » – Carl Jung
« Ma vie. Souvenirs, rêves, pensées » – Carl Jung

Et pour alimenter votre Facebook, quelques citations de Jung en cliquant sur ce lien 😉

La Zébritude


Je partage avec vous ma nouvelle marotte : La zèbritude .

Qu’est-ce qu’un zèbre ? On pourrait résumer le zèbre, vulgairement, à ses capacités intellectuelles au-dessus de la norme (norme : moyenne). Capacités dont très souvent le zèbre lui-même ignore l’amplitude…

“Surdoué”, “haut potentiel” (HP), « surefficient mental », le zèbre porte un tas d’étiquettes qui malheureusement ne prennent pas en compte l’ensemble de sa complexité car le zèbre est bien plus que cela ! Mode de réflexion différent, sensibilité émotionnelle différente, fonctionnement GÉNÉRAL différent. Qualifié souvent d’OVNI, de personnage aux bizarreries comportementales, le zèbre ne sent en général bien qu’au milieu de son troupeau : les échanges y sont plus fluides, la logique plus similaire.

Lorsque je parle de zèbre, je fais surtout référence à l’intelligence émotionnelle qui les caractérise. Cette intelligence émotionnelle s’accompagne d’une hypersensibilité, et c’est l’hypersensibilité qui accroit les perceptions… Malheureusement bon nombre de ces ressentis ne sont malheureusement abordés qu’en spiritualité. Alors c’est souvent à cet endroit que les Haut Potentiel Emotionnel (HPE) trouvent des réponses. Je crois en réalité que chaque être humain possède ces capacités. Elles sont toutefois exacerbées chez les HPE.

Ce qui les caractérise c’est cette curiosité intellectuelle perpétuelle, une farouche aversion pour l’injustice et tellement de choses encore….

La plus grande souffrance du zèbre : ignorer qu’il est et vouloir cacher ses rayures pour ressembler aux chevaux… mais chasser le naturel et il revient au galop.

Le zèbre qui s’ignore sera submergé par l’anxiété et souvent poussé à l’auto sabotage. Combien d’enfants ne sont pas reconnus et souffrent de ne pas rentrer dans le moule ? Combien d’adultes sont sous anti-dépresseurs et sous anxiolytiques pour apaiser leurs angoisses ? Combien d’heures de thérapie pour s’entendre dire qu’on est névrosé, psycho rigide, inadapté, obsessionnel-compulsif ??? Combien de vie gâchées à passer à côté de ses capacités ? Le zèbre se perd souvent dans la savane malheureusement, ampli de doute sur le chemin à suivre (parcours professionnel et sentimental souvent chaotique)… Une petite boussole ne serait pas de trop…

Alors oui, les zèbres ne sont pas partout ! Mais il y en a beaucoup, et ils pourraient être bien soulagés s’ils étaient identifiés…

Vous avez des doutes sur votre potentielle zèbritude ? Sur celle d’une d’un vos proches ? De votre enfant ?

RENSEIGNEZ-VOUS !

Lisez, recherchez, parlez-en, si vous en êtes un, vous le découvrirez très vite en acceptant de vous poser la question avec un minimum d’honnêteté intellectuelle… puis pourquoi ne pas passer un entretien avec un professionnel ? (psychologue).

Pour en savoir un peu plus sur l’animal, je vous conseille pour commencer de lire l’article ci-dessous :

https://aufondducouloir.wordpress.com/2014/01/29/adultes-surdoues-comment-les-reconnaitre/

https://www.huffingtonpost.fr/valerie-foussier/adultes-surdoues-problemes-bureau_a_21655681/


Pour aller plus loin :

Le très bon livre d’Hervé MAGNIN « Moi, Surdoué ?! »
L’excellent livre de Christel Petitcollin « Je pense trop”
Et enfin et surtout, je vous conseille les livres de LA spécialiste du zèbre, la psychologue Jeanne SIAUD-FACCHIN :
Trop intelligent pour être heureux »
L’enfant surdoué
Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ?