Le « TOP TEN » des méditations à faire maintenant

Journal de bord – Confinement J + 15 :

« Cher journal,
Voilà près de 15 jours (et 5 kg) que nous sommes confinés à la maison. Le monde vit un désastre sanitaire, et pour une fois, ça se passe aussi du côté de chez nous. C’est vrai d’habitude c’est loin, il suffit d’éteindre la télé pour l’oublier ou de faire un tour sur Facebook pour se changer les idées… Mais pas là. C’est tout proche, sous notre nez, dans nos poumons…


Au départ, nous étions heureux d’être obligés de rester à la maison, rassurés que les enfants n’aillent plus à l’école et qu’ils restent au chaud en sécurité… Mais maintenant on aimerait bien les vendre
(et ça me fait culpabiliser).

« Au chaud »… c’est ballot justement, il commence à faire super beau dehors, c’est le printemps et c’est devenu vite vachement moins sympa d’être bloqués à la maison… enfin à l’appartement – parce que quand on a choisit l’appart on était « super content de vivre en plein centre ville, tu comprends, on aime ça nous, y’a pas de terrasse ? C’est pas grave, on ira se promener »… Oui mais pas là !


Enfin bon, confinement et télétravail = grasse mat’ pour tout le monde, et ça, on en avait tous bien besoin… Sauf qu’avec l’école à la maison, on s’est vite rendu compte qu’il fallait qu’on se lève deux heures plus tôt que d’habitude pour abattre la charge de travail que donne les profs… J’ai arrêté de râler à la deuxième ramette de papier et au bout de la 3e cartouche d’encre… Il y a un moment, il faut lâcher-prise.


Journal, je ne parle même pas des crises d’angoisse après avoir regarder BFM pendant 24h, ou encore les migraines en réfléchissant aux théories complotistes qui trainent sur les réseaux sociaux. Je ne sais toujours pas si le Covid a été lancé par les Extra-Terrestres ou par les fabricants de PQ, j’ai décidé de lâcher sur ça aussi…

Bref, on se regarde bizarrement quand on tousse, on a tous pris notre température dix fois, on a dû expliqué à notre dernière de 11 ans que « non, nous n’allions pas tous mourir et que non, ce n’était pas la fin du monde »…


Heureusement internet fonctionne encore normalement. Enfin, je ne sais pas si c’est une bonne chose parce que j’ai pris 5kg en grignotant devant Netflix…


Ça m’évite de trop réfléchir parce que finalement, j’ai peur. Peur du virus, de perdre mes proches, des conséquences de la crise, mais surtout peur que nous ne tirions aucune leçon de tout ça et que la vie reprenne son cours. »
Ceci est une fiction (mais quand même vachement inspirée de faits réels).

Option dépression ou transformation ?


Bon, vous l’avez compris, on est tous passé par une de ces phases là ! On n’a pas vraiment le choix parce que notre mental s’inspire des situations difficiles comme celle à laquelle nous sommes confrontés pour créer des scénarios catastrophes dignes d’Hollywood.
Alors puisqu’on ne peut pas aller à l’extérieur, allons à l’intérieur… En même temps c’est salvateur ;). Allez, on y va c’est par là >>>

#1. Méditation pour retrouver son calme intérieur

On éteint la télé, on sort de Facebook, on va chercher en soi un espace de paix dans lequel toutes les informations anxiogènes qui nous polluent nous laissent tranquille un moment. Il ne s’agit pas d’être dans le déni mais de savoir s’accorder un peu de répit, et au passage de recharger ses batteries en énergie positive.

#2. COURTE MÉDITATION DU MATIN

On positive sa journée ! Qu’on soit obligé de sortir affronter le monde pour sauver des vies ou d’affronter Pronote pour les devoirs des enfants, on a besoin de positif ! Alors on commence sa journée avec une petite méditation qui va bien.

#3.Méditation Body scan

On en profite pour se reconnecter à son corps. Le bodyscan nous permet de replacer notre mental où se trouve notre corps. Donc on réalise qu’on est là, tranquille à la maison, en sécurité et pas dans un des pires films catastrophes de fin du monde en train de chercher de la nourriture pour survivre, ok ?

#4. Méditation de l’arbre

Qui résiste aux tempêtes et aux aléas des saisons ? L’arbre. On s’enracine pour faire face aux tempêtes émotionnelles que suscitent ce que nous vivons en ce moment. On s’ancre pour devenir aussi imperturbable qu’un arbre…

#5. Méditation pour faire face à ses peurs

Elles sont là, elles profitent de la situation pour nous faire ruminer, alors on les affronte pour les faire fuir. La méditation pour faire face à ses peurs vous permettra de les appréhender dans un cadre hyper sécurisant. C’est le moment de leur dire bye-bye !

#6. Méditation anti-stress

Et enfin on émousse la charge émotionnelle que génère cette situation….

#7- Méditation d’urgence pour maman (anti pétage de plomb)

Je sais, je sais… Ce n’est pas juste pour les papas – mais que voulez-vous ? J’écris mes méditations en fonction de ce que je vis moi 😉
Promis, un jour je me colle sur la vie côté « papa ».

#8. Méditation pour une nuit apaisée

Parce que le sommeil sera toujours le plus important et que cela nous permet d’affronter beaucoup mieux toutes les situations.

#9. Méditation de la bienveillance

On en a tous vraiment besoin. C’est de le moment de s’en donner et d’en donner à tous ceux qui se battent tous les jours pour nous sortir de là et nous protéger.

#10. Méditation de la gratitude

Et enfin, on relativise. Même si c’est très dur, il y a des beautés cachées dans ce que nous vivons en ce moment. Aidons-nous de cette méditation pour les trouver…

BONUS BONUS BONUS

#11. Méditation pour faire la sieste

Rien de tel qu’une bonne petite sieste pour se rebooster ! Avec cette méditation spéciale confinement, vous rechargerez vos batteries pour le reste de la journée 😉

#StayHome #BeSafe

Et surtout, n’oubliez pas de rester bien au chaud à la maison si vous le pouvez et de respecter les gestes barrières. Il est important que nous jouions tous le jeu pour soulager le personnel soignant et sortir au plus vite de cette situation dramatique.
Prenez grand soin de vous et des vôtres !

« Est-ce que je suis normal(e) ?

On s’est tous posé cette question un jour ou un autre !

Alors on regarde autour de soi, on se compare aux autres, on est soulagé (ou pas) en discutant avec les copines, mais on n’arrive jamais à être vraiment rassuré quand il s’agit de choses que l’on n’ose pas partager avec les autres…


La normalité c’est quoi ?


Il est bien difficile de donner une définition de la normalité. Parler de normalité, c’est faire référence à une norme, elle-même faisant loi et foi ! La norme, c’est ce qui désigne quelque chose d’habituel. Définir la normalité en psychologie, c’est aussi l’opposer à la pathologie et aux comportements pathologiques.

Une fois de plus, il y a plusieurs définition de la normalité en fonction de l’approche que l’on en a.

La normalité sociale :


Chaque société a ses propres « normes » en matière de comportement. Cela délimite ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas. La normalité sociale fait donc référence aux règles éthiques, sociales, culturelles d’une société donnée.

Est donc considéré comme normal l’individu qui s’adapte à son environnement et aux situations et anormal un individu au comportement qui s’écarte de tout ce qui est « standard ». Cette définition revient à standardiser l’être humain. Il suffirait donc d’être bien adapté socialement pour être considéré comme « normal ». Or les psychopathes sont en général très bien adaptés à leur environnement.



Prenons l’exemple de Ted Bundy (1946-1989 , tueur en série américain des années soixante-dix). Décrit comme un bel homme, aimable et empathique, il a été diplômé en psychologie, a travaillé dans un centre pour suicidaires à Seattle et a participé à la campagne présidentielle de Nelson Rockefeller. Bonne intégration donc dans les institutions sociales : universitaire, professionnelle et politique. Il a également fréquenté Ann Rule (ancienne policière et romancière sur les tueurs en série) lorsqu’il travaillé à Seattle, et celle-ci n’a jamais trouvé le comportement de Bundy anormal. C’est pourtant l’un des psychopathes les plus connus de notre temps avec enlèvements, viols, meurtres et actes de nécrophilie sur plus de trente victimes.

« Salut, je m’appelle Teddy, vous voulez un cookie ? »


La normalité sociale peut donc masquer certaines personnalités et comportements. Elle prend le risque de faire passer des attitudes passives de soumission silencieuse (ou l’inverse, comme dans le cas de Ted Bundy) comme adaptées alors qu’elles peuvent cacher de réelles pathologies.

D’après Marianne RONVAUX (psychanalyste française), «les individus qui miment le mieux la normalité sont les schizophrènes » et pourtant, ils s’inspirent une vraie crainte à la population du fait de l’image qu’en ont relayé les médias.

Selon BERGERET (médecin et psychanalyste français), « si la normalité devient relative à un idéal collectif, on ne connaît que trop bien les risques courus, même par des majorités, dès qu’elles se trouvent réduites au silence par ceux qui se croient ou s’adjugent la vocation de défendre par la force ledit idéal. »

Comme le dit Edouard ZARIFIAN (1941-2007), psychiatre et psychothérapeute français : « Mais où est donc l’étalon référence ? Il n’existe pas de norme en soi mais seulement un consensus du groupe culturel sur ce qui est un comportement normal et ce qui est un comportement déviant ».

La définition est relative à l’époque et au lieu …


Cette approche est plus que variable. Puisque la « norme » se réfère à des critères socioculturels donnés, elle dépend de la société et de l’époque à laquelle elle a été établie.

Prenons l’exemple de la masturbation :

Au XVIII et au XIXes siècles, de nombreux médecins et sexologues considéraient l’autoérotisme comme un comportement anormal, une pathologie. A la fin du XXe siècle, les scientifiques ont affirmé que la masturbation était un comportement biologique normal, relevant du «comportement érotique». En stimulant ses zones érogènes, l’individu stimule le centre de récompense-renforcement du cerveau et accède au plaisir.

Un truc qui pouvait vous faire finir sur le bûcher quoi ! Bon, on est d’accord, on sait aujourd’hui que la masturbation c’est « normal » mais on évite dans la file d’attente du supermarché 😉



La normalité statistique :


La normalité statistique est une référence à la normalité sociale puisque la norme définie est la même. Les goûts, les croyances, les comportements ne sont normaux que s’ils sont partagés par la majorité de la population donnée.

La norme devient la majorité.
Les individus normaux sont les individus dans la moyenne.
Les individus déviant légèrement peuvent être considérés comme marginaux ; ceux qui s’en écartent réellement peuvent être des individus pathologiques.

Le risque de cette approche : c’est la fausseté des résultats.

Un phénomène peut être fréquent ET pathologique (comme mettre des chaussettes avec des claquettes par exemple- bon ok ce n’est pas pathologique mais c’est vraiment très laid ! ) . Il est difficile de faire des statistiques sans marge d’erreur sur les comportements humains.

Pour résumer, la normalité définie par les sociétés et les époques auxquelles elle a été définie est subjective et variable, empreinte de moralité et très souvent d’idéaux religieux mais rarement, voire jamais, de fondements scientifiques.

Finalement, cet idéal peut engendrer des pathologies.

Dans son livre «Plaidoyer pour une certaine anormalité», la psychanalyste anglaise Joyce MCDOUGALL reprend la notion de « faux-self » de Donald WINNICOTT  (1896-1971 – Pédiatre, psychanalyste et psychiatre anglais).

Le « faux-self » est toute la façade de personnalité que développe un individu pour répondre aux contraintes exercées sur lui. Il met en avant tous les comportements sociaux qu’on attend de lui, ce qui le protège des angoisses et des agressions. Joyce MCDOUGALL présente la notion de NORMOPATHIE : c’est une rigidité psychique qui dissimule un chaos intérieur. L’individu est hyperadapté, il réprime ses élans et ses émotions de crainte d’être aspiré par un torrent pulsionnel et irrépressible.

De la morale à la psychologie :


La normalité fonctionnelle : la normalité représente alors l’épanouissement psychologique et le fonctionnement optimal des composantes d’un individu. Elle se fonde alors sur les caractéristiques psychologiques qui lui sont propres.

En psychologie clinique, la notion de normalité prend également en compte l’individu dans sa globalité : son contexte socioculturel, son histoire, sa famille… Il est essentiel de comprendre la personnalité et de mettre à jour sa structure. L’état normal est celui approprié à un individu donné avec ses caractéristiques et ses buts. Il y a pathologie lorsque apparaît une diminution des capacités d’adaptation et de création.


 « l’individu est à lui-même sa propre norme ».

Henri Wallon


La nosographie (science des classifications des maladies) propose la définition suivante des troubles mentaux dans le DSM-IV :

« Syndrome psychologique ou comportemental significatif sur le plan clinique qui survient chez un individu et qui est associé à une véritable douleur (ex: symptômes douloureux), à une incapacité (ex: détérioration d’une ou plusieurs zones importantes de fonctionnement) ou au risque accru de connaître la douleur, l’inaptitude, une perte importante de liberté ou la mort. »

Il est finalement plus simple de donner une définition à un comportement pathologique qu’au terme de normalité !

David BUSS (professeur en psychologie à l’Université du Texas) propose une définition intéressante selon trois critères :

– L’inconfort. C’est ce qu’exprime la personne verbalement, l’état de souffrance qu’elle vit et sa détresse personnelle.

– La bizarrerie. Décrite par l’entourage. Les déviations par rapport aux standards acceptés de comportement : comportement exceptionnel, extrême, inhabituel et persistant dans le temps.

– L’inefficacité. Qui est la conséquence des troubles, mentionnée par l’individu et son entourage. L’incapacité d’un individu à faire certaines choses que ses compétences et ces capacités rendraient possibles.

Pour résumer la normalité en tant que référence à une norme N’EXISTE PAS, car la norme n’existe pas. Pour reprendre les mots de Marianne RONVAUX :

«La normalité n’existe pas. Au risque de choquer, une personne normale est une personne normalement névrosée (…) Disons que c’est être capable de se soucier des autres tout en sachant s’occuper de soi, c’est être capable de supporter les changements, même déstabilisants, sans s’effondrer, parvenir à canaliser ses pulsions sans trop de frustration. Mais il est normal aussi de peiner à y parvenir. »

Bon, vous êtes rassurés ?

Carl Gustav JUNG

Le XIXe siècle est sans conteste le tournant de l’Histoire de la Santé mentale grâce aux théories de Sigmund Freud. En revanche, on connaît beaucoup moins bien en France les travaux de son disciple (puis rival) Carl JUNG. Pourtant, ce personnage haut en couleur était un génie !

Donc si cela vous intrigue, vous trouverez ici quelques informations biographiques sur le père de la psychologie analytique.

L’enfance


Carl Gustav JUNG est né le 26 juillet 1875 en Suisse, d’un père pasteur et d’une mère passionnée par l’occultisme. D’abord très proche de son père avec lequel il partage les joies de la nature et de la lecture, il se rapproche finalement de sa mère qui l’effraie et le fascine à la fois par sa personnalité qu’il qualifiera de double.

Celle-ci a une santé fragile (dépression) qui inquiète fortement Jung et qui la contraint à se reposer plusieurs mois dans un hôpital de Bâle. Dans une atmosphère familiale particulière, il mène une enfance solitaire (sa sœur cadette a neuf ans de moins que lui) durant laquelle il s’adonne pendant des heures à l’étude des pierres, aux escapades dans la forêt, il s’invente des jeux aux allures de rituels secrets…

Jung est un enfant à la santé fragile (eczéma, syncopes qu’il analysera comme des somatisations…) curieux, rêveur, probablement surdoué qui très tôt, s’interroge sur les mystères de la vie, des religions, de l’inconscient… Plus tard, il analysera ses souvenirs et les rêves de son enfance et cela lui permettra de poser les premières pierres de ses travaux.

Après une scolarité réussie même si Jung n’aime pas l’école (et surtout ses camarades de collège), il se décide à devenir médecin comme son grand-père dont il porte le nom, vedette de la faculté de médecine de Bâle où Jung commencera ses études (lien transgénérationnel ?). Il sera bouleversé par ses lectures (Goethe, Schopenhauer, Nietzsche…) et par les expériences « surnaturelles » auxquelles il assistera avec sa mère et sa cousine Hélène (spiritisme entre autres) ce qui le convainc très vite que l’âme humaine demeure un mystère bien plus fascinant que l’anatomie et la médecine interne. Il se tourne alors vers la psychiatrie et rentre en 1900 à la clinique du Burghölizli dirigée par le professeur Eugen BLEULER à Zurich.

la rencontre décisive


Ce dernier est un précurseur qui croit en l’écoute et au respect des patients, inspiré par Philippe PINEL, Auguste FOREL, Jean-Martin CHARCOT, Pierre JANET… Ensemble Bleuler et Jung travaillent sur la schizophrénie et Jung publie en 1906 « Psychologie de la démence précoce » qui attire l’attention d’un célèbre médecin admiré par l’auteur : Sigmund FREUD.

Sigmund Freud 1856 – 1936

Après avoir correspondu longuement, Freud et Jung se rencontre en 1907 et ne se quitteront plus jusqu’en 1912, date à laquelle leurs divergences théoriques les séparent.

Ils vivent une relation très passionnelle : Freud voit en Jung un successeur, pouvant promouvoir la psychanalyse en dehors du cercle juif, il devient son mentor. Ils enchaînent ensemble les congrès, les séminaires et les voyages (Amsterdam en 1907, Salzbourg en 1908, les Etats-Unis en 1909) même si des dissonances se font déjà sentir.


Jung va émettre très rapidement des réserves sur la prédominance de la sexualité dans les théories de Freud, et ce dernier s’inquiète du goût de Jung pour l’irrationnel. Ils s’éloignent progressivement.

LA rupture


En 1912, Jung définit le concept d’inconscient collectif, leur vision de l’inconscient est incompatible, c’est la rupture. Jung rentre alors dans une période très sombre (1913-1917) durant laquelle il va écouter ses fantasmes et ses rêves, les analyser, tenter de les coucher sur papier, de les comprendre pour mieux les tenir à distances.

Cette expérience d’introspection douloureuse lui fit craindre la folie mais lui donna une connaissance unique de la psyché humaine : en naquit « le livre rouge », recueil de ses images chaotiques et de leurs analyses, qui ne sera jamais publié de son vivant.


On imagine facilement que cette rupture avec Freud a été terrible pour Jung qui perdait sans doute une figure paternelle en plus d’un mentor. Mais cette période trouble marque le début de son individuation et lui permet d’aller à la rencontre de lui-même.

S’en suivront diverses périodes prolifiques, Jung est sollicité de toute part pour faire découvrir son travail, il voyage durant des mois pour étudier les mœurs des populations primitives (Amérique, Afrique, Indes, Palestine…), il se passionne pour l’ethnologie, les civilisations anciennes et les mythes qui le mèneront progressivement à définir ses grandes théories : l’inconscient collectif, les images archétypiques, l’anima, l’animus…

Jung découvre également la pensée gnostique, le Taoïsme, et enfin l’alchimie qui tout au long de son existence nourriront ses réflexions sur l’âme. Sa carrière est lancée, il partagera son temps entre ses nombreuses rencontres avec des esprits brillants, ses écrits, ses retraites dans sa maison de Bolligen jusqu’à sa mort le 06 juin 1961.

L’homme


Jung semble avoir souffert d’une soif de savoir intarissable ! Très tôt, il s’est posé des questions sur la nature de l’homme, ses actions, ses fonctionnements. De la philosophie à l’alchimie, Jung semble avoir cherché les réponses dans toutes les disciplines envisageables ! Cet homme était définitivement surdoué. Ces capacités intellectuelles (tout comme Freud) semblaient infinies. Il possédait une culture extraordinaire sans laquelle il n’aurait été en mesure de pousser ses réflexions si loin.

Jung confesse dans son autobiographie  » Ma vie » qu’il s’est toujours senti différents des autres et il a visiblement compris très vite qu’il devait se « censurer » pour ne pas être exclu. Il avait conscience qu’il ne pouvait pas aborder tous les sujets, les autres n’ayant pas forcément envie de comprendre ce qui se jouait. On imagine la solitude qu’il a pu ressentir. Cela dit, il chérissait également cette solitude qui lui a permis de poser toutes ces réflexions sur l’homme, la nature, l’univers.

Toutefois, Jung devait être difficile à vivre au quotidien ! Si ce grand homme a réussi à s’harmoniser en ne niant plus ses pulsions et en acceptant son ombre, on comprend en le lisant qu’il avait un rapport aux autres tout à fait particulier. Il le dit d’ailleurs lui-même : « J’ai heurté beaucoup de gens ; car dès que je sentais qu’ils ne me comprenait pas, ils avaient perdu tout intérêt pour moi.(…) Mes malades mis à part, je n’avais pas de patience avec les hommes».

Son mode de vie était également bien particulier. Même s’il ne l’évoque absolument pas dans son autobiographie, sa relation aux femmes n’était pas banale, même plutôt tumultueuse. Il épouse Emma Rauschenbach en février 1903 mais accueille dans son foyer vers 1914 celle qui deviendra sa maitresse officielle Toni Wolff, une jeune femme qu’il a d’abord analysé durant trois ans. Tous trois vivront sous le même toit jusqu’à la mort des deux femmes en 1955 et en 1953. Jung aurait expliqué un jour à ses deux fidèles amies Barbara Hannah et Marie-Louise Von Franz qu’il était primordial pour lui de céder à ces « inclinaisons » pour ne pas « briser l’Eros » de ses quatre filles. Selon lui les frustrations sexuelles du père pouvaient inconsciemment se répercuter sur la vie sexuelle de leur fille… (Barbara Hannah, « Jung, sa vie et son œuvre » 1989).

Je me suis toujours interrogée sur ces capacités que je qualifierais de médiumniques. En effet, il semble doté d’une sensibilité hors du commun lui permettant d’accéder à des informations sur lui-même. Il rapporte des visions, des impressions, des sentiments proches de la clairvoyance. Est-ce parce qu’il aurait atteint un niveau de conscience élevé, accessible à quiconque ou est-il simplement un être extraordinaire ?

Loin de n’être qu’un analyste, je considère Jung comme un sage ! Intelligent, cultivé, sensible, curieux, cet homme a percé les secrets de son inconscient et ce faisant, nous a livré un guide de développement personnel. Il ne s’agit plus uniquement de soigner ses conflits névrotiques mais d’évoluer spirituellement, de s’épanouir en s’individualisant. Est-ce à notre portée à tous ou n’est-ce abordable que par ceux qui partagent ses qualités ? Nous n’aurons la réponse qu’en essayant…

« L’homme à la découverte de son âme » C. Jung. Edition Albin Michel
« Ma vie » C. Jung. Edition Gallimard

« Je n’arrive pas à méditer ! »


Dans la liste de vos bonnes résolutions pour 2020 vous avez ajouté :
« je me mets à la méditation ».
Ce n’est pas la première fois que vous essayez de vous y coller. Ça a l’air tellement sympa !
Depuis que votre copine Agathe s’y est mise, elle ressemble à Bouddha, elle porte des jupes longues, marche pieds nues l’été et a l’air tellement sereine !
Quant à Sylvie, elle ne crie plus sur son mari et ses enfants… elle tient un truc c’est sûr ?!
Et puis tout le monde en parle de la méditation, c’est que ça doit être efficace !

Vous avez acheté un coussin, un tapis, de l’encens et créé une playlist sympa « musique de la nature » sur Spotify… Mais voilà ! À chaque fois que vous essayez de vous y mettre, ça bugge !

Vous vous installez confortablement au calme dans votre chambre sur votre coussin tout neuf que vous avez acheté une fortune chez Nature et Découverte, assis en tailleur comme vous l’avez vu faire sur Pinterest, un peu de Champa, une lampe de sel, votre ordi à portée de main, vous fermez les yeux… et déjà votre cerveau s’emballe :

« Piouh j’ai déjà mal au dos »
« Arhhhhggg j’ai le nez qui me gratte – non non non – je ne dois pas bouger, ça va passer »
« Ah non ça y est j’ai des fourmis dans les jambes… je vais jamais tenir »
« Mais au fait, j’ai lancé le sèche linge ? »
« Tiens, je me demande ce qu’elle est devenu Simone ? Quand est-ce que je l’ai vu la dernière fois ? Y’a 15 ans ? J’irai la chercher sur Facebook après… »
« Ah mais non, chut, concentre-toi un peu, t’es censé méditer là ! « 
« Bon, ça fait au moins 25 mn là c’est bon ? – Ah merde non, que 3 mn… »

« Pfffff je m’ennuie ! « 

Alors là en général, la liste de course surgit dans votre tête en clignotant comme un panneau de Broadway ou alors vous vous mettez à fredonner mentalement la musique de la pub de Ricoré de 1995 – mieux – vous vous endormez et vous êtes réveillés par votre tête qui tombe littéralement, et en plus ça fait mal. Pire, vous vous tapez une crise d’angoisse parce que vous êtes partis en boucle sur vos problématiques…

Bon ! Malgré ça, vous avez décidé de vous aider avec You Tube en cherchant des méditations guidées. Mais après être tombés sur « La méditation des flammes jumelles », sur la nana qui tousse en guidant sa méditation (pire le bruit de la chasse d’eau en fond) ou le gars qui parle comme un DJ de fête foraine vous avez vite été découragés… et on vous comprend !


En même temps, vous ne voyez pas comment on peut arrêter de penser. Surtout vous qui avez 1000 pensées à la seconde ?!

Je vous donne deux – trois tuyaux pour vous en sortir et c’est par là >>>

Méditer ce n’est pas « arrêter de penser » mais  » se regarder penser » !

Grosse nuance. Il faut savoir qu’il est impossible d’arrêter de penser. Nous avons entre 60 000 et 80 000 pensées par jour. Arrêter de penser, c’est comme arrêter de respirer… Quand on y arrive sans entrainement c’est juste qu’on est décédé en général.
L’objectif c’est d’observer ce qui se passe en soi et, dans un premier temps, de constater qu’on est très trop souvent en mode automatique.
On se laisse embarquer par des pensées toxiques qui ne nous servent pas à grand chose si ce n’est à boucler.
Et oui ! Soit on rumine sur la passé (et c’est trop tard) soit on pense au futur… Quoi qu’il en soit, on n’est rarement dans l’instant – vous savez l’instant présent, le seul moment qui existe en fait !
Méditer c’est faire une pause. Ne pas être dans l’action (non ce n’est pas comme quand on est dans son canap devant Netflix !). L’idée c’est d’apprendre à être avec soi, en plaçant son esprit où se trouve son corps et à ne pas laisser ses pensées et ses émotions prendre le contrôle de qui nous sommes. On y reviendra.

Méditer c’est tout sauf se mettre la pression.

Donc quand vous vous insultez parce que vous n’arrivez pas à méditer c’est comme si vous vous acharniez sur votre enfant qui n’arrive pas à faire ses lacets alors que vous ne lui avez jamais appris à les faire : c’est contre-productif et même pire c’est décourageant. Les mots clés : #Patience et #Bienveillance .
Personne n’a jamais réussi à faire du vélo sans avoir appris ! La méditation c’est la même.
Alors, on ne va pas se mentir, c’est clairement plus facile pour certains que pour d’autres mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas pour vous ou que vous n’y arriverez jamais ! Faut juste vous entrainer un peu… et comme pour le reste, quand on s’y met, ça devient même addictif. Alors, on le prend à la cool et on est gentil avec soi !

Pour bien méditer, il faut être assis en tailleur, être bouddhiste, pratiquer au moins 45 mn par jour, avoir un piercing au nez, et une toge…

FAUX ! Et c’est bien le problème. Il y a énormément d’idées reçues sur la méditation : la durée, la position, la couleur du coussin…

Pour bien méditer il faut d’abord en avoir vraiment envie, puis ne pas se laisser influencer par ce qui est tendance ou ce que font les copines alors que cela ne nous convient pas. Il s’agit justement de se trouver alors on commence par être très clair avec soi et à ne pas viser trop haut.

Le temps :
Cinq à dix minutes par jour pour commencer c’est déjà bien ! Et même si vous ne le faites pas tous les jours ! Naturellement, si vous aimez et que cela vous fait du bien, vous prolongerez vos séances. Inutile de se lancer dans un programme de 45 mn par jour tout de suite. Vous y viendrez peut-être plus tard .. ou pas et c’est ok ! Autorisez-vous à ne pas faire « comme il faut faire ». Personne ne sait mieux que vous ce qui vous va le mieux.

La position :
On s’adapte aussi. Assis, debout, allongé, c’est vous qui voyez. Lorsque l’on a des problèmes de dos cela peut vite devenir problématique.

Si vous préférez être assis, je vous conseille de mettre un petit coussin sous vos fesses pour que votre bassin soit un peu plus haut que vos jambes (cela vous évitera les fourmis). Inutile d’en acheter un spécialement pour cela, vous en avez certainement chez vous qui feront l’affaire. L’important c’est qu’il soit assez ferme. Et vous avez aussi le droit de vous appuyer contre un mur pour limiter les tensions.

Si vous préférez être allongés, n’hésitez pas à plier les jambes, cela vous aidera à ne pas vous endormir.

Bouger pendant une méditation :
L’important lorsque l’on ressent le besoin de bouger c’est de le faire en pleine conscience. Ça veut simplement dire que si mon nez me démange, j’observe cette sensation et je prends conscience de ma main qui se lève pour rejoindre mon nez, de la sensation que j’éprouve lorsque j’entre en contact avec ma peau. Je vis chacun des gestes que j’effectue sans être en mode « automatique ». Je peux aussi utiliser ma respiration et mon souffle pour laisser mon besoin de bouger s’effacer progressivement, mais clairement ça, c’est une autre étape !

Musique, guidance ou non ?

C’est aussi une histoire de goût. En revanche, lorsque l’on commence c’est souvent plus simple de se laisser porter par une voix qui nous guide. Au départ ce n’est pas simple de trouver le « truc » pour ne pas se laisser envahir par son mental qui va essayer de toutes les façons possible de nous embarquer très loin de là où nous sommes. Pire, qui risque de nous faire douter de ce que nous faisons ou de comment nous le faisons.
Une bonne méditation guidée vous permettra de vous plonger en vous-même et de vous ramener lorsque vous aurez suivi votre mental sans vous en être rendu compte…
Il existe des méditations guidées avec ou sans musique, faites les deux pour savoir ce qui vous plait le plus, alternez, bref – c’est comme voul voul…

Méditations Pleine Conscience ou Spirituelle ?

Certains veulent méditer pour trouver une forme de paix, pour faire une introspection, pour apaiser des angoisses, pour rencontrer Dieu ou avoir une idée de leurs vies antérieures… Quelle que soit votre intention première, si vous n’arrivez pas à méditer je vous conseille de commencer par la Pleine Conscience.

Dénuée de toute connotation religieuse ou spirituelle, même si inspirée de la tradition bouddhique, la Pleine Conscience nous permet d’observer ce qui est, pour ce que c’est. Il s’agit selon moi d’un véritable tremplin pour se focaliser sur soi. Simple et efficace, il n’est pas question ici de réussir quoi que ce soit. Il existe des centaines de méditations guidées en Pleine Conscience ce qui vous permettra d’alterner et de rentrer toujours un peu plus en vous.

Il est possible que cela ne vous suffise plus par la suite et que votre pratique évolue vers un type de méditation plus spirituelle, tout cela dépendra de votre état d’esprit ! Mais encore une fois, pour rester authentique et bienveillant dans votre pratique, suivez votre propre rythme et votre temporalité…


Quelques astuces

  • S’abonner à ma chaine YouTube : pascale picavet psychothérapie holistique. vous y trouverez des méditations guidées avec ou sans musique, de la Pleine Conscience, des petits voyages shamaniques – bref, il y en a pour tous les goûts…

  • S’abonner à Petit Bambou : il existe différentes applications de méditation guidée. Celle-ci est selon moi la meilleure parce qu’elle propose les meilleurs contenus.

  • Se faire un petit coin méditation : un endroit au calme dans une pièce que vous aimez et dans laquelle vous vous sentez à l’aise et en sécurité. Vous serez plus tard capable de méditer dans le bus ou le métro ! Le bruit autour de vous ne serez plus du tout un frein au contraire ! On peut même apprendre à méditer sur les sons qui nous entourent quels qu’ils soient.

  • Rejoindre un groupe pour méditer en atelier. La méditation en groupe est un très puissant tremplin. La dynamique de groupe est porteuse et c’est vraiment encourageant ! N’hésitez pas à suivre mon actualité, j’en organise régulièrement.

  • Se lever cinq à dix minutes plus tôt le matin pour faire quelques minutes de méditation, ou encore pratiquer le soir en se couchant. Attention toutefois à ne pas vous (r)endormir ! L’état méditatif est proche de l’état dans lequel nous sommes lorsque nous nous réveillons ou lorsque nous nous endormons. En pratiquant à ces moments vous aurez peut-être plus de facilité à plonger en vous.

  • Essayer de tenir huit semaines d’affilées ! Ok je vous ai dit de ne pas vous mettre la pression, en revanche on sait que le cerveau aime la répétition et qu’il faut environ huit semaines pour créer une habitude (moins avec le chocolat mais c’est un autre débat).

  • Enfin, n’oubliez JAMAIS d’être bienveillant avec vous-même ! Vous n’êtes pas en compétition, et vous n’avez rien à prouver ! Vous y arriverez. Lorsque vous vous sentez décrocher, souvenez-vous des raisons pour lesquelles vous essayer de méditer et croyez en vous !

Une sortie de zone… de confort !



Les limites qui nous freinent n’existent que parce que nous leur permettons d’exister !



Le titre – déjà – fait peur !
Cette phrase nous l’entendons tous, souvent. Elle veut tout dire et rien à la fois. Elle est du même acabit que “lâcher-prise”, “soigner son enfant intérieur”, “accueillir son féminin sacré”…

Il peut s’agir de petites choses pour les autres, d’énormes défis pour nous.
On a une idée de ce qu’elle signifie – vaguement ou concrètement – mais dans le fond, on n’a pas tellement envie de s’y pencher… On se trouve des excuses, on fait des compromis. Mais voilà, c’est souvent elle qui nous rattrape !

J’avais besoin de nouvelles photos de moi pour mon site web et les réseaux sociaux. Oui parce que les selfies ça va un moment, c’est simple, on peut refaire la pose 10 fois, mettre un filtre… mais ça reste une photo “sous contrôle”…

Je rêvais de photos plus naturelles, spontanées, authentiques et c’est là que l’histoire se complique parce que pour avoir tout cela dans une photo, il faut faire appel à quelqu’un et se livrer devant un objectif… plus objectif ! Laisser quelqu’un d’autre poser son regard sur vous… Prendre le risque d’être évalué, jugé même peut-être. Mais au delà de tout ça, il s’agit de se faire face à soi-même, à son image. Mesurer l’estime que l’on a de soi. Simple pour certains, difficile pour d’autres !

Avant d’être psy, j’étais photographe. Pendant presque 10 ans, j’ai shooté des centaines de femmes. Fiançailles, mariages, grossesses, naissances, défilés. Je le faisais par plaisir, par passion, par vocation. Mes photos étaient hyper intuitives. Je captais ce petit instant fugace qui disparaît en une micro seconde. Et ma récompense était le regard que posait ces femmes sur leurs photos. Cette petite étincelle de surprise et d’estime d’elles-même qui s’allumait au moment où elles se (re)découvraient.

J’adorais faire ce métier, mais pas une seconde j’aurai voulu être de l’autre côté de l’appareil ! Alors faire des photos avec un professionnel, vous imaginez bien comme l’idée ne m’enchantait pas !
Le plus facile a été de choisir la photographe : la talentueuse Solene Lombardo Photographie.
Le moins compliqué de la contacter.
Mais le plus difficile a été d’aller au rdv !

Je crois que je n’ai jamais cherché autant d’excuses pour éviter un rdv… J’allais devoir “lâcher-prise”, lâcher sur mon image, lâcher sur le contrôle, lâcher sur le manque de confiance ! Heureusement que je suis bien entourée, et qu’on m’a mis quelques coups de pied au fesses pour y aller.

Mille questions se bousculaient : “Comment on pose devant un appareil ? Je vais avoir l’air idiote !”, “Et si je ne me plais pas sur les photos, d’ailleurs c’est sûr, je ne vais pas me plaire, je ne m’aime jamais sur les clichés !”, “Et si ? et si ??…”

Mais la vraie question est “et si je ne le faisais pas ?!”. Et bien, je ne serai vraiment pas fière de moi ! J’aurai abandonné avant même d’avoir essayé… Et finalement ? Qu’est-ce que je risque ? Est-ce que je suis vraiment en danger ? Non… Et puis ces photos, j’en ai besoin !
C’est là qu’on pose son cerveau, qu’on écoute ceux qui nous aiment et nous encouragent, et qu’on y va ! Je suis amoureuse du travail de Solene, de sa douceur. J’aime ses clichés si tendres et si naturels. Et je peux vous dire que je n’étais vraiment pas fière en arrivant au rendez-vous !

Mais quand je regarde ces images, je suis tellement reconnaissante ! C’était exactement ce que je voulais. Moi comme je suis : mal coiffée, en jean’s troué et en baskets :

Non seulement elle a réussi à faire l’impossible en me mettant à l’aise (on a vraiment beaucoup ri tout au long de la séance) mais surtout, elle m’a convaincu d’une chose fondamentale : on a tout à gagner à sortir de notre zone de confort ! On a beau se le dire et le conseiller, ce n’est jamais simple de le croire.

Je me suis réconciliée avec mon image grâce à Solène parce qu’elle a réussi à me montrer ce que ce je ne vois pas. Non, je ne m’aime pas sur toutes les photos mais ce n’est pas ce que je retiens de cette expérience. Je me vois enfin moi, avec mes défauts et mes qualités, mes forces et mes faiblesses, et c’est le tout qui compte !

Je suis très fière d’avoir gagné ce combat avec moi-même. Très heureuse de vous montrer une partie du fabuleux travail de Solène et surtout, de vous donner ce conseil :

Que vous soyez une femme, un homme, jeune ou dans la force de l’âge, il n’est jamais trop tard pour se regarder dans un objectif. Si le rapport à votre image est compliquée, si votre estime est faible, fragile, instable… N’hésitez pas à tenter l’expérience. Vous serez fier de vous et vous aurez de belles images. Bien-sûr cela ne réglera pas toutes vos problématiques, mais cela y contribuera énormément ! Vous avez le droit de vous faire plaisir et de passer un moment avec vous-même, et toute cela avec la bienveillance et sous l’oeil plein de tendresse d’une véritable artiste.

Pour visiter sa page c’est ici => Solene Lombardo Photographie
Pour visiter son site web c’est là => http://solenelombardo.com
A très bientôt,
PS : la fin du combat c’était d’écrire cette article et de montrer quelques photos !
C’est fait ✔︎
A vous de jouer !